LA SOURIS
LE SECOND MOUVEMENT . 1 50 LE THÉÂTRE CHEZ MA- DAME .'> î»
Pendant la saison 189*2-03, il fait partie de la troupe du Gymnase, où il remplit dans Je dine chez ma mère le rôle créé par Lalbntaiae. L'année suivante, à l'Odéon, il joue le répertoire classique; son début s'efTectue dans Britannicus. A la Comédie-Française, il débute dans le rôle de Raoul, de Mademoiselle de la Seiglière, et joue dans les Faux Bonshommes le rôle d'Octave.
Charles Esquier est l'auteur de plusieurs comédies : la Poudre aux moineaux, le Nez d'un notaire, r Irrémédiable, etc. Quatre actes en vers lui sont reçus à la Renaissance, Titre : Arfée.
D E L A U N A Y, élève de son père, le sociétaire retraité de la Comédie-Française, qui ne lui permit d'abandonner la palette de peintre pour le théâtre qu'à l'âge de trentedeux ans. Après une courte apparition au Gymnase, dans /(' Monde où l'on flirte, il interpréta le Christ, de Grandmougin au Théâtre -Moderne. Il fut engagé au Vaudeville ; puis, à rOdéon, où sa création dans le marquis, des Deux Noblesses, lui lit honneur. Prêté à la Port(!-Saint-Martin pour le Collier de la Beine, il a fort bien composé le personnage du cardinal de Rohan.
La voix et la diction de Louis Delaunay rappellent celles do son père, qui fut, jusqu'à la fm de sa longue carrière théâtrale, un jeune premier jeune ; mais, son physique lui assigne plutôt les premiers rôles et les rôles marqués.
A la Renaissance, Louis Delaunay a fait dans Amants une création qui lui a ouvert les portes de la Comédie- Française.
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THEATRE COMPLET
DE
Octave FEUILLET
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Bonne interprétation du rôle d'Alceste, et, dans Montjoie, bonne incarnation de Lajaunaye.
« M. Delaunay tîls, a dit M. Maurice Ordonneau, commence par où son père. . . n'a pas fini : il joue déjà les vieux. »
FENOUX, élève de Maubant, premier prix de tragédie et de comédie en 1893, débuta Ijrillamment à l'Odéon, dans Vetxingétorix, et s'aflirma avec Don Juan d'Autriche, le Cid, le Fils naturel, les Deux Xoblesses, etc. Son succès fut éclatant dans Pour la couronne.
Ce très distingué jeune premier rôle avait été retenu par la Comédie-Française à sa sortie du Conservatoire, mais autorisé à contracter un engagement de deux ans avec rOdéon.
Comme 3Iounct-Su]ly, Jacques Fenoux débuta à la Comédie-Française dans Oreste ; succès honorable et succès plus marqué dans Hernani ; bonne création dans Tristan de Léonou, oîi le jeune pensionnaire interprète Argines, un vieillard.
Délie prestance, diction correcte.
B ARRAL, premier prix de comédie en 1877, débuta la même année au Troisième -Théâtre-Français, feu Ballande régnant, et y fit maintes créations. En 1882, il entra au Gymnase, puis fit une tournée en Russie, avec Coquelin. Après cela, Barrai tint pendant deux ans une bonne place à rOdéon, où il joua tout le répertoire classique et fît cinq créations remarquées .
Aux Variétés, à l'Eden-Théâtre, au Nouveau-Théâtre, Barrai fit des créations originales, qui le désignèrent à l'attention de Sarflou pour le rôle de don Quichotte, au
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ACTt:UUS ET ACTRICES
Châtelel. Aux Bouires, il fut do l' Enlèvement delà Tolédad v\. créa un des principaux rôles de la Saint- Valentin, de la Dot de Brigitte, de la Belle Epiciére.
Un aitisle, un comédien de race.
(5/'' édition.)
Barrai a débuté à la Comédie- Française dans Harpagon, de l'Avare, et a créé, dans Si?'uensée, le personnage de Voltaire dont il a fait un i»orlrait assez ressemblant.
j^jiie FAYOLLE, élève de Beauvallet, a passé par Cluny el par le Vaudeville. Elle a débuté dans Gabrielle, de M. Emile Augier. Elle joue maintenant les rôles marqués et les duègnes, les i)ersonnages ingrats; la prude Arsinoé, par exemple. Elle succède dans Clémentine, du Testamoit de César Girodot, à madame Elise Picard, la créatrice du rôle à rOdéon, et à madame Jouassin, (|ui en avait pris possession au Théâtre-Français; elle s'y montre plaisante à son tour
jyfiio BOYER ( H Ac H EL). «C'est encore mademoiselle Uachel Boyer qui a eu les honneurs de la soirée. Elle a dit tout le récit de Zerbinette avec la gaieté éclatante que demande ce rôle. Elle fait plaisir à voir, tant le visage est aimable, et jamais le mot rire « à belles dents » n'a été plus juste qu'en s'adressant à elle. On l'a beaucoup et très justement applaudie. » Ainsi s'exprimait M. Francisque Sarcey en parlant d'une représentation des Fourberies de Scapin, à l'Odéon.
Mademoiselle ilachel Boyer, élève de Got, deuxième prix de comédie, débute à l'Odéon dans le Malade imaginaire, et à la Comédie-Française, en septembre 1887, dans Lisette, du Légataire universel; elle a joué depuis