‹ Acteurs & actrices de ParisChapitre 33 sur 94 · I^ XJ 3VE ^ E2 E · texte numérisé non relu

I^ XJ 3VE ^ E2 E

Magasins de rente : 19, Rue du QUITRE-SEPTEMBRE

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M""^^ LAINÉ-LUGUET, élève de Gol, premier prix, dcbula à rOdéuii dans le rôle de Joé, des Jacobites, el ht aussi l'heureuse création d'Hortense, dans Numa lioumestan.

Prêtée au Gymnase, elle joua dans Fromont jeune et Ui-sler aine, le rt)le de Désirée, créé au Vaudeville par mademoiselle Bartct ; prêtée au Chàtelet, elle créa Catherine, dans Germinal.

C'est dans Angélique du Malade imaginaire, qu'a débuté, en 1888, à la Comédie-Française cette jeune artiste, à la grâce mélancolique, douée de charme et de naturel. IMadame Lauié quitta le Théâtre-Français pour contracter un engagement avec le Théâtre-Michel de Saint-Pétersbourg-, elle y rentra en 1893. Elle a abordé le personnage de Célie, de r Aventurière, un des meilleurs de madame Barretta.

Madame Laîné est la belle-sœur de Féraudy.

M" LARA, premier prix en 189o. élève de Worms, a débuté à l'Odéon, dans le rôle de mademoiselle de Lançay, de la Crise conjugale. Les espérances qu'elle faisait concevoir se sont pleinement réalisées. Cette jeune comédienne, d'une grâce parfaite, rend avec une rare intelligence les moindres nuances. Avenir certain (26'^ édition).

Mademoiselle Lara a fait son apparition à la Comédie-^ Française dans le rôle de Suzanne de Villiers du Monde oii l'on s ennuie. Elle a beaucoup plu. Son succès dans Cécile, de Montjoi'e, a été plus unanime encore : elle a conquis tous les suffrages, bien qu'elle eut à lutter contre le souvenir de mademoiselle Delaporte, encore présente à la mémoire

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Fournisseur des Théâtres.

Fleuriste des artistes et des auteurs.

79^ "JBonlcvard de la Madeleine, Paris.

de beaucoup. Au dernier acte, quand Cécile tombe évanouie, mademoiselle Lara a soulevé les applaudissements de toute la salle. Elle a obtenu un véritable succès en créant dans r Evasion le rôle écrit pour mademoiselle Bartet, dont elle suit les traces, et ce succès s'est renouvelé dans la fée Urgande, de Ti'istan de Léonois.

La tendresse et l'émotion siéent surtout à cette jeune comédienne, qui, pourtant, a fait preuve de puissance dramatique dans la pianiste de Catherine et dans la reine, de Struensée.

M"*^ Wanda-Marie-Emilie Rutkowska, dite 'WANDA DE BONCZA, premier prix de comédie en 1894, élève de Worms, débuta dans la Barynia, et créa ensuite la Fiancée. Miletza de Pour la Couronne, a été un triomphe pour cette artiste d'une beauté superbe et d'un charme exquis.

Le rôle de Pauline, du Mariage d'Olympe, était bien lourd pour de jeunes épaules. Voici l'opinion de M. Jules Le maître :

« Quant à mademoiselle Wanda de Boncza, un peu contrainte dans les scènes où Olympe se débraille et se retrouve « fille », il me semble qu'elle a été assez bonne, par le factice même et le brillante de son jeu, dans celles où Olympe joue ime comédie et porte un masque. »

Mademoiselle de Boncza avait, avant de suivre le cours de Worms, étudié le solfège, puis elle était entrée dans une classe de piano et y avait obtenu une troisième médaille. {6^ édition. — Odéon.)

Mademoiselle Wanda de Boncza s'est distinguée à la Comédie dans un personnage épisodique de Tristan de Léo-

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