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Théâtre Antoine, un vCAe de vieux huguenot dans Judith Reimudin.
Ce comédien possède de superbes qualités et de l'originaUté personnelle; inégal, mais ne tombant jamais dans la banalité.
RAMEAU, Savigny, de Mariage d'hier; Sternay, du Fils naturel; Montaiglin, de Monsieur Alphonse, le marquis de Posa, de Don Carlos, etc., ont été très favorables à cet artiste distingué, à cet excellent comédien.
M^i^ GHAPEIiAS sortit du Conservatoire avec un premier accessit. Toute mignonne, toute blonde, elle se spécialise en des créations d'ingénues, notamment Paul et Virginie, de M. Maurice Vaucaire; les Yeux clos, et plus particulièrement encore se fit remarquer dans le petit page de Don Carlos.
M"' ODETTE DE FEHL, comédienne chercheuse, intelligente, passionnée de son art. Son premier succès fut le Chien de garde, de Jean Richepin; puis elle joua Rolande, au Théâtre-Libre ; Parania, de Catherine de Russie, au Chàtelet. A l'Odéon, elle a été particulièrement remarquée dans Turandot, Trois Cxurs, Richelieu.
M"^ GRUMBAGH, premier prix, douée d'une excellente diction et d'une sensibilité touchante, débuta brillamment dans Clara Vignot, du Fils naturel. Elle interprèle Mérope avec beaucoup de talent, et elle a joué nombre de rôles qui ont solidement établi sa réputation : Madame Vigneron, des Corbeaux, Rose Mamaï, de l'Arlesienne, etc.
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il faut boire à jeun et après les repas une tasse de
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et faire usage de crèmes ou de potages à la Farine ]VIexicaine du savant Benito-del-Rio. Ces aliments délicieux se recommandent aux malades atteints de la poitrine ou qui digèrent mal. Ils sont précieux pour les jeunes filles, les convalescents, les valétudinaires et les vieillards et à tous les malades ayant besoin d'un reconstituant énergique, non irritant,
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M"' K E S L Y, élève de madame ArnoldPlessy, revient à rOdéon, dont elle fut il y a quelques années. Bonne soubrette; très fine morale dans Lisette, des Jeux de l'amour et du hasard, et Zerlinette, des Fourberies de Scapin.
M"'^ S E G O N D -Vr E B E R , premier prix de I880, élève de Got,
Ses débuts dans les Jacobites, attendus avec quelque curiosité, à la suite d'un concours éclatant au Conservatoire, firent quelque sensation, et la Comédie-Française réclama immédiatement la jeune tragédienne pour l'année suivante. A l'Odéon, madame Segond-Weber crée aussi Titania, reine des fées, du Songe d'une nuit d'été, et Michel Paupsr, et remplit avec beaucoup de sentiment Stella, de Caligula. — Deux fois, elle quitte l'Odéon ; sa troisième entrée à ce théâtre s'effectue dans Alceste, d'Euripide.
A la Comédie-Française elle joua doua Sol à'Hernani et Andromaque. A l'Odéon, elle avait rempli le rôle d'Hermione dans la tragédie de Racine.
Madame Segond-Weber a joué à la Porte-Saint-Martin, spécialement engagée pour le rôle de Mario, des Beaux Messieurs de Bois-Doré, qui avait été créé à l'Ambigu par mademoiselle Jane Essler.
Passionnée, nerveuse, vibrante, tragédienne-née.
Après quelques voyages artistiques, la voici à l'Odéon, pour la quatrième fois. Parmi ses nouveaux succès : Don Juan, d'Haraucourt ; la Bevolte, de Villiers de l'Isle-Adam; le Chemineau, de Richepin; la Grand' Mère, de Victor Hugo.
M"'' SOREL, belle personne, très belle personne, prit des leçons de Delaunay et débuta à l'Eden-Théâtre,
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THÉÂTRE COMPLET
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Alexandre DUMAS
15 volumes in-18.
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ACTEURS ET ACTIUCES 65
ilans Orphée aux En/'er.^.' De l'Iuleii, elle passa aux Variélés, et lies Variétés au Vaudeville. A citer parmi ses rôles, la reine de Naples, de Madame Sans-Gcnv : madame Ucelli, des Dcnii-Vierges ; Louisa. dldj/lle trafjique; madame Thérèse Sureau, de J)ouloii7'euse.
La séduction même dans Pliilina, de Lysistrata.
3 h édition.
Dépitée sans doute qu'on exaltât toujours la femme et qu'on ne parlât pas assez de la comédienne mademoiselle Sorel a voulu s'imposer comme comédienne ; elle y est parvenue. Sa création dans les Transatlantiques où elle a fait preuve de sensibilité vraie, lui a fait honneur ; on a constaté de réels progrès. Mise en goùl, mademoiselle Sorel a visé plus haut : elle a voulu interpréter le répertoire classique et la voici grande coquette au second Théâtre-Français dans les Grâces, le personnage de la nymphe Euphrosine, sa beauté rayonne plus que jamais.
Qui ne s'est arrêté sur le boulevard pour admirer les portraits de Cécile Sorel, dus au grand photographe Reutlingcr ?
M"' TESSANDIER (.Vimée). M. Féliv: Jahyer raconte dans ses intéressants Camées artistiques, que cette comédierme émérite eut une enfance peu heureuse et qu'elle ne savait pas écrire à vingt ans.
Aimée Tessandier entre dans la carrière théâtrale à vingt-deux ans, en jouant à Bordeaux /es Rrelns de Panurge et la Dame aux Camélias. Elle va ensuite à Bruxelles ; puis revient à Bordeaux, plus appréciée alors dans cette ville qu'à son apparition. Elle part ensuite pour le Caire,