‹ Acteurs et actrices du temps passéChapitre 1 sur 13 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

ous épargnerons au public les longueurs d'une pré- ^^^\^^^ face pour lui soumettre en quelques lignes le plan

'idUkVi\S.}- 1 ^Q notre ouvrage.

Disons tout d'abord que l'idée première en revient à M. Sarcey, qui a inauguré , sur nos principaux artistes dramatiques, une série d'intéressantes notices dont la réunion constituera le livre d'or de notre théâtre contemporain. La pensée, excellente en elle-même, a rencontré une approbation unanime^ et le succès obtenu par ses (lo}<\Ém¥.^s -et Oomm^^-a^s est venu démontrer lutilité de la publication.

Faire pour l'ancien théâtre ce que notre devancier avait fait pour le nouveau nous semblait indiqué : il s'agissait presque d'une lacune à combler ; aussi n'avons-nous pas hésité à entreprendre un second ouvrage auquel le premier servirait de modèle , et qui, se basant sur les mêmes données, formerait avec lui un tout complet et homogène. Mais il nous fallait un titre distinct, et, à défaut de celui rfe Comédiens et Comédiennes, qui eiït été en parfaite harmonie avec le temps passé, nous avons adopté celui û?' Acteurs et Actrices, afin d'éviter toute confusion.

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Restait le cadre à remplir. Plaçant en tête de nos notices, à l'exemple de M. Sarcey, les artistes de la Comédie française, que nous conduirons jusqu'à l'époque présente, où les a pris l'éminent critique, nous avons songé que le meilleur point de départ serait la date de la constitution officielle de notre grand théâtre national.

En effet, antérieurement à 1680, il avait existé trois troupes : celle du Marais, celle de l'hôtel de Bourgogne et celle du théâtre Guénégaud. De là un embarras réel dans l'ordre des biographies et la nécessité de confondre Molière avec des personnalités relativement obscures. Mieux valait adopter ime base indiscutable en ce qu elle inarque l'origine légale de notre première scène dramatique et qu'elle comporte l'unité, tout en nous permettant d'étudier les principaux comédiens des anciennes troupes qui figurèrent aussi sur le Théâtre-Français, après la réunion du 22 octobre 1680. Tels sont Baron, Poisson, Af"« de Champmeslé, M"« Raisin, Armande Béjart, devenue la Guêrin après avoir été M'^^ Molière, etc., etc.. Inutile d'ajouter que nous ne nous sommes pas interdit un retour vers le passé, alors que les acteurs disparus ont, comme les Béjart, une affljiité directe avec les personnages de nos notices.

Un soin scrupuleux a présidé au choix des artistes, que jious avons pris parmi les plus célèbres. Cependant, quand plusieurs membres de la même famille ont occupé la scène, il nous a paru intéressajit de leur réserver ime place à côté de celui qui leur avait servi de modèle ou qui s'était inspiré de leurs leçons.

C'est ainsi qu'à propos de l'illustre Baron il est incidemment question d'André et de Jeanne Baron, ses père et mère ; de Charlotte Baron, sa femme ; de Pierre de La Thorillière, son beau-frère; d'Etienne Baron, son fils, et de François

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