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TRAITEMENT

Médical. — On a longtemps vanté l'iodure de potassium et il était classique de dire qu'administré à doses suffisantes, l’iodure était le spécifique de l’actinomycose comme de la syphilis.

Grâce à une publication, en 1892, de M. Nocard qui appliqua liodure aux lésions du champignon rayonné chez l’homme et l’on eu des succès. On donnait l’iodure à doses de 2, # et 6 grammes pour jouir suivant la tolérance des malades.

Mais en ajoutant aux cultures sur gélose ou glycérine et sur les cultures sur pommes de terre de ce sel en notable quantité, on s’aperçut que les caractères de ces dernières n'étaient pas modifiés (D° Nocard).

De plus, dans certains cas, la clinique enregistra des échecs et les opinions divergèrent.

Dans les cas où d’autres microbes (streptocoques, staphylocoques, coli-bacilles) sont associés à l’actinomy-

ces le résultat souvent est peu brillant. Dans des lésions

= 55 — peu anciennes, et pures d'infections surajoutées les statistiques sont moins sombres. Mais, pour Poncet et Bérard, l'iodure de potassium ne saurait être considéré comme le traitement spécifique de l’actinomycose et le traitement par l’iodure doit être complété par le traitement chirurgical.

Dans notre cas on a injecté de l’iodure de potassium sans résultat. Dans d’autres cas, on a essayé le sulfate de cuivre jusqu’à 2 grammes et des résultats semblent avoir été obtenus.

Bilroth a préconisé la tuberculine et l’a expérimentée dans un cas d’actinomycose abdominale. Les lésions venues du cœcum étaient très étendues à la paroi abdominale et intéressaient la vessie. Bilroth ouvrit plusieurs abcès et les lésions rétrocédèrent, mais un second foyer reparut au niveau du premier et s'ulcéra. Le malade fut soumis aux injections de lymphe de Koch et, en un mois, reçut quinze injections à doses progressivement croissantes (1 à 25 gr.).

L’induration se ramollit peu à peu et rétrocéda de la périphérie au centre. Au bout de trois semaines elle avait presque disparu. D'autres cas furent signalés, mais les récidives sont malheureusement fréquentes.

Ces tentatives sont néanmoins intéressants car elles prouvent que les actinomycosiques conquis réagissent comme les tuberculeux à la lymphe de Koch.

On a employé également les injections d’alcool (Hlich), d’arsenic (Ammentrop), de colargol en injection et en friction (Von Baraez),et de sublimé en solutions

chlorurées ou hydro-alcooliques (clinique d’Albert),

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Hochenegg et Illich conseillent de réserver les injections interstiticlles de sublimé aux formes diffuses avec tuméfaction encore indurée, mais non ulcérées.

Les solutions employées varient de 1 pour 1000 à 1 pour 100 (moyenne 1 pour 400).

L'injection est faite dans les points les plus tuméfiés, 4 ou 5 seringues de Pravaz par jour.

Après les premières injections, la réaction locale est toujours vive, l’œdème s'étend et est plus douloureux.

Souvent la peau s’ulcère et des détritus sont expulsés avec quelques grains jaunes, il est rare que l’æœdème rétrocède sans ramollissement, sans ulcération.

Les larges badigeonnages iodés répétés, les onctions à l’onguent napolitain dans certains cas,avec une compression méthodique faite sur les tissus scléreux, lardacés, peuvent être très utiles.

Chirurgical. — Le traitement chirurgical a surtout été préconisé par les Allemands et les Autrichiens. Schlange et Carré, au Congrès de 1893, insistèrent pour qu'on intervint le plus vite possible.

Dans l’actinomycose cœco-appendiculaire il faut intervenir comme dans l’appendicite banale dès que les crises douloureuses se répètent. On cherchera à ouvrir largement le foyer infecté plutôt qu'a extirper la portion intestinale malade. Lorsque les foyers de péritonite localisés se sont produits, on les abordera selon leur proéminence iliaque, ombilicale ou lombaire.

D'ailleurs, dans bien des cas, la cure radicale est impossible, principalement dans les cas d’envahissement

du foie, du rein, et dans ces cas les seules interventions

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