CONCLUSIONS
I. L'actinomycose des voies lacrymales est une affeclion rare, toujours primitive, constamment localisée dans les canalicules lacrymaux, l'inférieur dans les trois quarts des cas, et sans tendance à la propagation.
IT. C'est une affection à symptomatologie restreinte, à évolution lente et chronique; la httérature médicale en compte une cinquantaine d'observations ; l’actinomycose secondaire du sac lacrymal a été observée une fois: on n'a jamais décrit l’actinomycose primitive de cel organe.
II. C'est une affection mycosique que les auteurs rapportent universellement aujourd’hui à un parasite du genre Streptothrix, de l'espèce oospora, de la variété actinomyces. L'oospora Fœærsteri, champignon très voisin du précédent, peut comme celui-ci se développer dans les voies lacrymales, y former des concrétions el produire un tableau clinique absolument analogue. correspondant à une affection connue sous le nom de pseudo-actinomyvcose.
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IV. La grande majorité des observations concerne des sujets du sexe féminin.
V. Il semble démontré que la contagion se réalise presque toujours, sinon toujours, par l'intermédiaire d'un corps étranger, un fétu de paille le plus souvent.
VI. Le pronostic est bon. La guérison est constante : elle survient ordinairement après l’incision et le curetlage du canalicule ou exceptionnellement d'une façon spontanée, avec dégénérescence calcaire ; l’administraüon de l'iodure de potassium, si efficace dans les lésions diffuses actinomycosiques, est ici inutile.
re LE PRÉSIDENT DE LA THESE, PONCET Vu :
LE DOYEN LORTET.
Va et permis d'imprimer:
Lyon, le 12 novembre 1904.