‹ Action d'une eau bicarbonatée, chlorurée, arsenicale et radio-active (La Bourboule, source Choussy-Perrière) sur l'anémie expérimentale (anémie saturnine, anémie par saignées)Chapitre 14 sur 26 · PAC PE · texte numérisé non relu

PAC PE

Ainsi que le montre la lecture de nos tableaux, nos animaux ont subi des pertes en globules rouges assez variables, comprises entre 1.100.000 et 3.224.000, comme chiffres extrêmes. Ce sont en général les plus atteints d’entre eux que nous avons soumis au iraitement par l’eau de La Bourboule.

Sur sept lapins anémiés injectés à l’eau de Choussy,

six présentent en fin de cure une augmentation du nombre des hématies qui, dans cinq cas, est supérieure à deux millions et une fois de 1.736.000. Un seul animal sur sept n’a donné, après 28 injections, qu’une augmentation minime de 713.000 globules rouges. À cette exception près, les animaux anémiés retrouvent sous l'influence de l’eau de La Bourboule, à la fin du traitement, un chiffre d’hématies très voisin du chiffre initial et même parfois un peu supérieur (n° 2 et 4).

Parmi les témoins, un lapin est mort avant tout traitement. Des six autres injectés au sérum salé, l'un réalise en 28 jours une augmentation de 1.116.000 hématies, tandis que pour quatre autres, celle-ci est respectivement de 50.000, 248.000, 744.000 et 795.000. Le lapin n° 13, malgré le traitement, subit une nouvelle perte de 200.000 hématies. Dans tous les cas à la fin de la période d’injections, le nombre des globules rouges des témoins reste toujours très inférieur à la valeur initiale.

Outre l’hypoglobulie, nos animaux anémiés présentaient diverses anomalies sanguines : anisocytose, poïkylocytose et polychromatophilie. Nous n’avons pas observé de modifications très nettes chez les

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animaux traités. L'examen de très nombreux étalements ne nous a montré que très peu d’éléments globulaires jeunes. Ceux-ci étaient surtout représentés soit par des hématies nuclées, soit par des hématies granuleuses, mais, à vrai dire, en très faible proportion, ainsi que l’ont d’ailleurs déjà signalé A. Arthus et ses collaborateurs. Nous n’avons pu, dans ces conditions, établir quelque différence, à ce point de vue, entre les lapins traités par l’eau minérale et ceux injectés au sérum salé physiologique.

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