ACTE
Le mouvement du mercure dans le flacon K et le réservoir I est assuré par la variation de la pression de l’air placé dans ces récipients; la canalisation 6e’ est reliée directement à la pompe à palettes (située du côté ); un robinet r, donne accès à de l’air comprimé par une pompe d'auto munie d’une valve e! et manœuvrée à la main; les deux robinets r' et r’ isolent l’air enfermé en K et] et maintiennent indéfiniment le niveau du mercure en un point quelconque. La communication de 6 avec l’atmosphère se faisait en ouvrant le robinet 7!, soit plutôt en enlevant de son boisseau la clef de ce robinet r!.
Le volume de la canalisation dDE fg avait été déterminé par un jaugeage à l’eau, au moyen de l’orificeS, scellé en temps ordinaire. Ce volume est 344%.
c. Introduction des gaz dans l’appareil. — Les gaz étudiés sont introduits dans une cloche L surmontée d’un robinet (fig. 2), placée au centre d’une
Fig. 2. — Appareil d'introduction des gaz.
cuvette à mercure M (cuvette de Doyère). Au-dessus du robinet KR, une ampoule N de 150 à 200%, à demi remplie de billes de verre et d’anhydride
eg 2e
phosphorique assure la dessiccation complète des gaz introduits; un robinet à voie oblique R, maintient le gaz au contact de la neige phosphorique. La pression du gaz à l’intérieur de l’ampoule N’ est indiquée par un petit manomètre dont l’une des branches débouche dans l’ampoule et l’autre de l’autre côté du robinet R°, où règne habituellement le vide; un robinet r, permet d’immobiliser le mercure dans cette seconde branche. Le mercure de ces deux branches se déplace devant une graduation millimétrique. Ce dispositif permet d'introduire dans les appareils des volumes déterminés de gaz pour obtenir dans le tube laboratoire telle pression que l’on désire : le volume occupé par le mercure ou le gaz dans la branche du manomètre étant négligeable par rapport au volume de l’ampoule, le départ d’un volume + de gaz (mesuré sous 760"") produit une montée À du mercure du manomètre égale
ah #, V' étant le volume de l’ampoule. Le volume de gaz 6 étant propor-
tionnel à la dénivellation h, il est donc facile d'introduire dans l'appareil un volume de gaz tel que la pression obtenue dans le tube laboratoire ait une valeur fixée d'avance.
La canalisation conduisant le gaz desséché au tube laboratoire rencontre : un robinet R, qui débouche dans l’atmosphère, une longue colonne de neige phosphorique mêlée de billes de verre, une canalisation p allant à l'appareil d'extraction des gaz, un piège S et enfin le robinet R' dont l’autre orifice débouche dans la canalisation AB (voir également fig. 1).
Nous utilisons pour le transport des gaz une pipette de Doyère sans robinet; le mouvement de mercure est réglé par une pince agissant sur le tuyau de caoutchouc. L’orifice de dégagement de la pipette a été étiré au chalumeau et rétréci. (L'emploi d’une pince au lieu d'un robinet donne aux manœuvres une souplesse beaucoup plus grande tout en diminuant les chances de rentrées d’air. La seule précaution à prendre est de changer annuellement le tube de caoutchouc.)
d. Extraction des gaz. — Nous avons utilisé, pour extraire les gaz, une pompe de Tôpler (fig. 3), dont l’extraction est discontinue, de préférence à une pompe de Sprengel à extraction continue. Nous ne cherchons pas, en effet, à vider complètement de gaz nos appareils au moyen de cette pompe, mais seulement à extraire une importante fraction du gaz soumis aux étincelles. Un nombre limité de coups de pompe nous donnera un échantillon suffi-