RÉSULTATS OBTENUS PAR LA CHALEUR
De nombreux procédés ont été employés : Compresses chaudes. Bains de vapeur. Etuves sèches, Bains d’eau chaude. Bains carbogazeux. Bains thermo-électriques non lumineux et bains de boues.
Nous allons passer en revue les résultats signalés au point de vue tension artérielle, par ceux qui se sont occupés de cette question.
1° Compresses chaudes. — Ce procédé qui consiste à envelopper le corps du patient dans des linges chauds, est un moyen facile à employer au domicile du malade, mais avec lequel il est impossible d'attendre une température très élevée par crainte de provoquer des brûlures. BAIN et Herrz, qui les utilisèrent, chtinrent un abaissement remarquable et progressif de la tension artérielle.
2°. Bains de vapeur. — Etuves sèches. — L'on peul, par ce procédé, obtenir des températures bien plus élevées que par le système des compresses ; mais il ne faut point oublier que les bains de vapeur à 46° sont peu de temps supportables, et que dans les étuves l’on atteint pas sans danger 80° OU 100°.
Nous ne nous altarderons pas à donner la des-
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criplion des appareils qui peuvent être employés, leur usage élant connu de tous.
Pour MARTY, Bain, O. Muzrer, les bains de vapeur chez les cardiaques provoquent une élévaüon très vive de la tension artérielle au début de la séance, élévation pouvant provoquer une rupture de la compensation. Kisn et RIVIÈRE conslatent également de l'hypertension dans la période qui précède la sudation. Le D' PARISET considère aussi ce moment comme le « moment critique ».
O. MuzLER en conclut que tous les procédés de transpiration auginentent la tension artérielle et la fréquence du pouls chez l'homme sain ; que chez les gens atoniques, chez les rhumatisants, on obtient un abaissement de la tension et même des syncopes par la sudation, d’où interdiction aux cardiaques d’user des procédés de transpiration.
Deuio, également, par suite de l'accélération du cœur, croit à une augmentation de la tension artérielle plutôt qu'à une diminution du travail du cœur.
Que conclure ? La loi de Marey serait-elle faussé; qui dit que lorsque le cœur se ralentit, la tension artérielle s'élève et inversement ? ou bien ne doit-on point plutôt admettre que lhypertension chez les sujets sains provient d’une excitation cardiaque masquant par ses systoles d’une puis. sance exagérée la diminution de la tension qui
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tend à se produire par la vaso-dilatation périphérique (Pariset).
CoLomBo rapporte le cas d’une baise de 30 mm. de Hg suivie de syncope par l'emploi d'un bain de vapeur.
KLUGE et QUINQUE constatent également un a: baissement de 0 min. de Hg un peu avant le moment de sudation dans des bains de vapeur et d'air chaud.
Le Docteur MENETREL, par des bains d’air chaud, a observé des baisses énormes de la tension artérielle.
Orivier, LÉON, FORESTIER, conseillent les bains de vapeur comme étant hypotenseurs.
DE GORSE, à Luchon, a obtenu des baisses de la tension par des vapeurs sulfureuses.
4° Bains d'eau chaude. — L'action de ces bains sur la tension artérielle est également discutée.
Pour ZADECK, un bain d’eau chaude de 37°5. porté à 38°5 ne provoque pas de changement dans la pression sanguine, mais après le bain se produirait une légère hypertension.
GOURUKU KUNIGANA accuse une augmentation de pression égale à 40 mm. de Hg.
Kuscn, BAGCARINI-FITIPOVITCH, PoBRowski, M£LabJowesk: constatent aussi de l'hypertension.
MuGGrA, contrairement à Zabeck, signale une légère augmentation durant le bain, suivie, après ce bain, d’une diminution de la tension artérielle.
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Chose intéressante, il est des premiers à signaler des baisses de 30 mm. à 4o mm. de Hg durant ces bains. ARE
A côté de l'opinion de ces différents auteurs, nous trouvons les conclusions de WiNTERMITzZ- SCHWINBURG-POLLAK constatant qu’il est normal, par l'emploi des bains chauds, d'obtenir un abaissement de la tension artérielle.
Le Docreur Praror, de Bourbon-Lancy, signale que le bain de 36° à 37°, terminé par une douche sous-marine d’une température plus élevée, détermine un abaissement de la tension artérielle.
Enfin, en opérant sur nous-même, nous avons toujours constaté une baisse dans notre pression sanguine en ayant soin de ne point entrer brusquement dans l’eau chaude.
4° Bains carbo-gazeuxr. — Deux agents différents concourent à provoquer : 1° la température du bain et 2° l’acide carbonique.
Par ce mode de traitement, qui, à Royat, se présente sous forme de source naturelle, nous obtenons un abaissement de la tension proportionnel à l'intensité de la vaso-dilatation cutanée. Exceptionnellement, la tension s'élève au début du bain. Nous pouvons, de même, constater un ralentissement du pouls causé par une action réflexe (Herrz). Quelques heures après le bain, le pouls et la pression sont redevenus normaux.
Chez les sujets à cœur affaibli, la pression arté-
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rielle s’abaisse presque toujours pendant le bain ; quelques heures après, il est naturel de constater la persistance de cette baisse.
Après une série de bains, la pression artérielle, dans les cas favorables du moins, est surtout abaissée d’une façon permanente chez les hypertendus, la quantité des urines augmente, l’albumine de stase rénale disparaît ; il y a atténuation des signes fonctionnels (Heïrz). é
Toutefois, nous croyons qu’il sera bon de ne pas traiter par cette méthode les sujets atteints de lé- sions avancées des artérioles périphériques et surtout des artérioles rénales ; la sclérose rénale, l’imperméabilité aux ‘chlorures constituent une contre-indication absolue de la cure.
Nous ne pouvons nous empêcher de constater que c'est seulement avec la source Eugénie que nous pouvons, à Royat, obtenir cette diminution de la tension artérielle. Or, cette source est, de la station, la plus faible en CO?, mais par contre la plus chaude (34°). Ne sommes-nous donc pas en droit de nous demander si la chaleur n’est pas la plus grande cause de cette vaso-dilatation périphérique, amenant de la diminution de la tension artérielle, l’acide carbonique venant, en anesthésiant les filets nerveux des vaisseaux superficiels, faciliter cette vasc-dilatation intense qu'il aurait, seul, été incapable de produire
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