‹ Action des lysats bactériophagiques sur Salmonella enteritidis var. Danysz dans l'infection expérimentale de la souris et dans les culturesChapitre 38 sur 59 · germes par cm · texte numérisé non relu

germes par cm

Nous avons, de plus, fait un essai avec trois souris qui reçoivent chacune 2.000 germes de la souche IL L’une sert de témoin (souris A), une autre reçoit une injection de 1 cm* de phage (souris B), la troisième reçoit 1 em* de

HE 7: pes phage tous les jours (souris C). Les résultats des titrages de germes dans le sang sont les suivants :

; témoin 0 Après 24 heures.. Lo D ae 0 souris À 0

= B : 1.000 germes par cm’ — C° 5.000 — —

Après 48 heures..

| souris À 5.000 germes par cm°

Après 72 heures.. a, 66 24,000 D SE LC NS OUI — | souris À 0 Après 90 heures..: — B 0 — CC 30.000 germes par cm* | souris À 70.000 germes par cm* Après 162 heures... — B 200 — — (ES OR RN | souris À mort.

Après 186 heures..{ — B 0 | RE 0 | souris B 150 germes par cm’ Après 210 heures... PAU E 0 { | souris B 72.000 germes par cm‘ Après 234 heures... AN 0

La souris B meurt à ce moment là; la souris C, traitée tous les jours, survit pendant quatorze jours, puis meurt à son tour.

Nous allons résumer les différents cas envisagés et essayer de les interpréter. Chez la souris contaminée non traitée, les germes n'apparaissent dans le sang qu'après quarante-huit heures et persistent généralement jusqu’à la mort. Parfois, ils disparaissent momentanément, cette disparition étant sans doute due à une réaction de défense de lorganisme contre l’infection. Nous constatons dans ce dernier cas une seconde poussée de germes beaucoup plus importante et qui entraîne la mort de l’animal.

Chez la souris traitée par le phage, nous çonstatons plusieurs faits nouveaux. Nous trouvons dans certains cas (Souris ayant reçu un petit nombre ou un nombre moyen de bactéries) une quantité importante de bactéries dans le sang dans lès premières heures. Ce fait est remarquable, car on ne trouve Jamais de bactéries à ce moment dans le sang des souris ayant reçu des doses faibles ou moyennes de bactéries sans phages.

L'animal peut réagir alors de deux façons :.ou bien, comme nous l’avons constaté plusieurs fois, il succombe à cette première poussée microbienne, ou bien les germes semblent disparaître du sang, pour réapparaître ensuite, mais ils sont persistants cette fois, et la mort survient alors dans les mêmes délais que chez les souris non traitées. Nous avons aussi constaté plusieurs fois qu’à la période terminale immédiatement avant la mort, les germes que l’on trouve chez une souris traitée sont de nouveau des germes sensibles au phage. Ces curieuses apparitions successives de résistants puis de sensibles peuvent expliquer les succès partiels obtenus par les injections quotidiennes de phage, si toutefois la souris ne succombe pas dans les premiers jours. Au total, chez les souris ayant reçu une quantité de germes faible ou moyenne (moins de 2 millions), le sang contient parfois des germes plus tôt, quand l’animal a reçu du phage; d’autres fois, les germes apparaissent dans les mêmes délais, mais souvent en plus grand nombre, presque jamais on observe une quantité moindre de germes chez la souris traitée que chez le témoin. L'action curatine in vivo n'apparaît pas dans ce cas, au contraire, on constate parfois une plus forte prolifération des germes que chez le témoin. On ne met en évidence, dans la règle, la diminution du nombre des germes sous l’influence du phage que chez les animaux ayant reçu une grande quantité de germes, de l’ordre de 100 millions par exemple. Nous verrons plus loin que nous avons constaté les faits comparables in vitro, où le nombre de bactéries lysées est d'autant plus grand

que l’ensemencement est plus important, et où des bactéries sensibles peuvent persister en présence de phages (1).

Enfin, nous avons vérifié plusieurs fois que les germes résistants avaient le même pouvoir pathogène que les sensibles.

(1) Deux fois nous avons vu apparaître, chez des souris qui avaient reçu 200 germes, une grande poussée de ceux-ci dans le sang des animaux sous l’influence du phage dans les quelques heures qui suivaient l’injection. Ces germes étaient sensibles au phage et ont provoqué la mort rapide des souris.

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