‹ Action des lysats bactériophagiques sur Salmonella enteritidis var. Danysz dans l'infection expérimentale de la souris et dans les culturesChapitre 46 sur 59 · PR, : SP · texte numérisé non relu

PR, : SP

plusieurs heures, ils ne se multiplient pas, paraissent subir à leur tour une bactériostase. Pendant ce temps, les dernières bactéries sensibles disparaissent (en général). Enfin, les résistants se multiplient, donnant une culture d’abondance égale, inférieure ou supérieure à la culture témoin et souvent agglutinée, alors que celle du témoin ne l’est pas.

L'évolution précédente concerne, répétons-le, les cas où le nombre des germes est moyen.

Les exceptions se voient quand les germes sont très peu nombreux ou très nombreux.

Dans le premier cas, le stade de lyse initiale est absent; on observe une bactériostase immédiate et totale de tous les germes, c’est ainsi que sur 1.000 germes ensemencés, aucun n’a été lysé au bout de trois heures. Cette bactériostase dure sept à huit heures, puis surviennent les troisième et quatrième stades, comme dans le cas général.

Dans le deuxième cas, la lyse initiale n’a pas pu être mise en évidence, et la culture paraît se développer comme la culture témoin et même plus vite, et la lyse survient ensuite. Les deux premiers stades manquent. C’est ainsi qu'après un ensemencement de 100 millions de germes, aucun n’a été lysé au bout de trois heures. Une Ivse part'elle survient plus tard.

Naturellement, quand le nombre de germes est très grand, ou la population très riche en résistants, les bactéries résistantes introduites modifient l’évolution; celles-ci se multiplient plus ou moins rapidement, mais il n’en est pas moins vrai que, quel que soit le nombre de germes, il y a toujours des bactéries sensibles qui restent longtemps en présence de phage sans être attaquées par lui.

Page 1