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normalement. Cependant, au bout de vingt-quatre heures, on constatait que les germes qui avaient poussé étaient
agolutinés, et l’opacité des cultures contenant les s lysats inactivés était plus grande que celle des témoins. De plus, nous n'avons pas constaté d'augmentation du nombre des résistants par rapport à celui des témoins sous l'influence des lysats inactivés.
Nous voyons done que les éléments du lysat autres que les phages ne semblent pas être les responsables de la bactériostase. Elle serait donc causée par les phages euxmêmes.
On sait que le premier effet de la fixation des phages sur des bactéries sensibles est l’arrêt de la multiplication de celles-ci. La bactériostase par les phages est donc le premier temps normal de la bactériophagie, les temps suivants étant la multiplication des phages dans la bactérie et la lyse.
On peut se demander si, dans le cas présent, les deux autres temps ne pourraient se produire qu'avec l’aide du
facteur adjuvant, dont nous avons supposé l'existence au
paragraphe précédent.
Ainsi se trouverait expliqué également que lPétude de l'évolution des cultures nous ait fait constater un certain balancement entre Ia bactériostase et la Iyse.