‹ Action des sulfites alcalins sur les acides acétyléniques et leurs éthers-selsChapitre 11 sur 32 · CH—CH—CHCÈ<+H2KOH = 2KC1+2H20+-C5H11—C—CH · texte numérisé non relu

CH—CH—CHCÈ<+H2KOH = 2KC1+2H20+-C5H11—C—CH

(1) Descrez. Ann. de Chimie et Phys. (7), T. III, p. 209 (1894).

On utilise une bouteille à mercure placée dans un bain d'huile, et surmontée d'un appareil à rectifier muni d’un thermomètre. Dans la bouteille, on introduit une molécule de dérivé dichloré et cinq molécules de potasse ou de soude récemment fondue. On chauffe lentement, au bain d'huile, vers 260°.

Il passe d’abord un mélange de carbure et d’eau.Le thermomètre de l'appareil indique 88°-90°. Après une dizaine d'heures, on porte à 270°. L'’heptène chloré qui se forme, et qui bout à 155°, est condensé par le tube rectificateur et centre à nouveau en réaction. Le carbure est décanté, séché et rectifié.

On recueille la portion 105°-115°, que l’on purifie en ajoutant le carbure, dilué dans trois volumes d’éther, à une solution de chlorure cuivreux ammoniacal. La combinaison cuprique, essorée, est décomposée par dix fois son volume d'acide chlorhydrique au dixième. On distille, on sèche sur le chlorure de calcium, on rectfie, et on recueille la portion à 101°-102°, sous 750 mm., corps presque pur.

Préparation de l'’æœnanthylidène sodé.

Elle se fait très simplement, en chauffant à reflux, la quantité théorique de sodium en poudre, donnée par l'équaüon :

CHtt—C=CH--Na = CHt—CÆ=CNa

avec une solution au cinquième d’œnanthylhidène dans l'éther anhydre. On obtient une bouillie blanche, qui est utilisée directement pour la préparation de l'acide amylpropiolique.

Préparation de l'acide amylpropiolique.

Le gaz CO? sec réagit sur le carbure sodé, en donnant le sel de sodium de l’acide amylpropiolique : CSHE—CZ=C—CO*Na

On prend 30 à 40 gr. de la bouillie de carbure sodé, que l’on met en suspension dans environ 150 cm° d’éther anhy-

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dre, On fait passer dans la masse, pendant huit à dix heures, à froid, un courant de gaz carbonique sec. On chaufle ensuite à reflux (le courant de gaz continuant à passer) pendant dix nouvelles heures, en remplaçant l’éther entraîné.

On verse ensuite dans de l’eau glacée, et on ajoute un léger excès d'acide sulfurique dilué. On agite le tout ; l'acide acétylénique passe dans la couche éthérée. Celle-ci est séchée sur le sulfate de sodium anhydre, on évapore l'éther et le résidu est rectifié dans un bon vide.

Préparation de l'amylpropiolate de méthyle.

L’acide amylpropiolique s’éthérifie par la méthode classique, qui consiste à faire réagir l'alcool méthylique sur l'acide organique en présence d'acide sulfurique.

La préparation des acides hexylpropiolique et phénylpropiolique et de leurs éthers méthyliques se fait d'une manière analogue à celle que je viens de décrire. Aussi, ne les décrirai-je pas ; mais, après avoir détaillé la préparalion du caprylidène et du phénylacétylène, je résumerai dans un tableau récapitulatif les caractères de pureté des trois acides acétyléniques et de leurs éthers méthyliques.

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