‹ Action du Cobalt sur l’Organisme des VertébrésChapitre 16 sur 28 · NAN · texte numérisé non relu

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saillie sous le tégument péri-buccal. À l’aide d’une pointe de ciseaux, on fait au-dessus d’elle un petit volet qui la découvre en se rabattant à l'extérieur. On la ponctionne à l’aide d’une fine pointe, on aspire le sang avec l’hématimètre. On rabat ensuite le volet tégumentaire qui provoque une coagulation immédiate. Des expériences préliminaires nous ont montré la fidélité de cette méthode indiquée d’ailleurs dans le traité de JoLLY. ;

Chez la souris, la dose de 1 milligramme pour 10 grammes d’animal injectée en une fois, et qui est toxique pour la plupart des animaux, détermine chez ceux qui y résistent une hyperglobulie importante. Les chiffres sont exprimés en millions.

Elle est maxima le 5° jour qui suit l'injection, décroît durant les 15 jours suivants et se maintient pendant quelques semaines au-dessus du chiffre initial.

La dose de 0,2 à 0,5 mgr. détermine une hyperglobulie qui dure beaucoup moins que les précédentes.

Le sang était prélevé à la queue de l'animal.

Chez le cobaye, les doses de 1 à 2 milligrammes par 10 grammes d’animal reçues en une ou plusieurs fois déterminent une hyperglobulie qui est proportionnelle à la quantité totale reçue. Les chiffres sont expri-

més en millions.

NT

Ces chiffres concernent les animaux que nous avons suivis le plus longtemps; on observe le plus souvent au début de l’expérience une légère chute du nombre des globules qui remonte ensuite pour toujours dépasser la normale. Le sang était pris chez cet animal à la veine de l'oreille par ponction.

-Cette augmentation des hématies est réelle et n’est pas due à une plus grande hydratation sanguine. Pour le démontrer, ORTEN (41) a mesuré les différents volumes globulaire et plasmatique du sang des animaux rendus hyperglobuliques, avant et après le traitement; le volume du plasma reste invariable cependant que celui des globules rouges passe en moyenne de 4 à 9 pour 100 grammes d’animal. Le cobalt provoque donc une augmentation réelle des éléments rouges.

Quel est maintenant le mécanisme de cette polyglobulie ? MAscHERPA pense qu’il s’agit d’une action directe sur la moelle osseuse. Il a en effet observé au cours des expériences relatées plus haut des tests hématologiques pouvant faire croire à cette action élective. Mais cette opinion est faussée du fait qu’il saignait abondamment ses animaux avant le début de ses expériences. Les auteurs américains ont d’ailleurs critiqué cette opinion, surtout ORTEN (40) qui tient le cobalt comme un des éléments nécessaires à la synthèse. de l’hémoglobine dans l’organisme. Selon lui, le cuivre est d’abord nécessaire pour accomplir les premiers stades de cette synthèse; le cobalt interviendrait ensuite

pour la compléter.

On n’observe de polyglobulie chez le rat soumis au

régime lait préparé - fer que si les animaux reçoivent du cuivre en même temps que le cobalt. L’hyperglobulie véritable n’a lieu qu’en présence de cuivre. MYERS rétorque qu'il a pourtant obtenu des hyperglobulies avec du lait pur additionné de cobalt; mais ORTEN lui fait remarquer que ce lait contenait assez de cuivre pour favoriser l’action du cobalt. Quoi qu’il en soit, le cobalt augmente, comme tous les auteurs l’ont montré, le pourcentage de l’hémoglobine du sang des animaux traités. Ce fait concordant avec une réelle augmentation des globules rouges, montre assez la grande quantité d’hémoglobine néoformée.

L'étude de l’action du cobalt sur les éléments blancs du sang montre aussi le peu d’action de ce métal sur la moelle osseuse. On ne trouve d’ailleurs dans les recherches antérieures que peu d'indications au sujet des leucocytes. MASCHERPA seul a noté que chez le chien

le cobalt agissait électivement sur les lymphocytes, les

autres mononucléaires et les formes de passages. Nous avons vérifié ce fait au cours de nos expériences, mais nous allons voir que l’action s’est révélée différente suivant l’espèce animale intéressée. Chez la grenouille, nous avons suivi l’évolution des globules blancs chez plus de 10 animaux en expérience. Les mesures étaient faites sur lames avec du sang pris au moment où la polyglobulie rouge est maxima. Le chiffre des leucocytes a toujours dépassé 40.000, atteignant même une fois 100.000 éléments par millimètre cube. Ces chiffres sont supérieurs à ceux qu’on trouve normalement chez cet animal, qui oscillent entre 15 et 20.000 (4).

Pour ce qui est de la formule elle-même, on n’ob-

(1) C. KLIENEBERGER. — Die Blutmorphologie der Laboratoriumstiere. Barth. Leipzig, 1927

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