LAON
5° Dans une dissolution concentrée et bouillante de bromure cuivrique on verse une solution faible de cyanure de mercure (le bromure de cuivre étant toujours en excès). Il y a dégagement de cyanogène et formation de cyanure cuivreux (°);
6° On l’obüent en cristaux très brillants et irisés en décomposant avec précaution par une dose exacte d'acide sulfhydrique le cyanure double plombocuivreux Cu’Cy*PbCy:, et en évaporant la liqueur filtrée (WôünLer) (°);
7° On chauffe en tube scellé à 180-185° pendant deux heures un mélange de :
| Acétate neutre de cuivre........ 19 gr | Ammoniaque à 21° B........... 30 gr
Le liquide est décoloré et tient en suspension un mélange de paillettes très fines de cuivre métallique et de lamelles cristallines blanches opaques (cyanure cuivreux).
Le groupe cyanogène se forme par soudure de l’azote ammoniacal et du carbone acétique (°).
Propriétés du cyanure cuivreux
Poudre blanche ou cristaux clinorhombiques (# très brillants, 1risés, qui fondent au-dessous du rouge et se détruisent au rouge vif (°). Chauffés au rouge vif sur une lame de platine, ils laissent un dépôt brun-noir constitué en grande partie par de l’oxyde de cuivre,
(1) Varer, C. R., t. OX, p. 147, ann. 1870.
(2) Wôuzer, An. Chem. Pharm. Lieb., t. LXXVIII, p. 370, ann. 1851. (3) Virrener, B. Soc. ch., 3e série, t. XXI, p. 261, ann. 1809.
(4) Dauser, An. Chem. Pharm. Lieb., t. LXXIV, p. 206, ann. 1850. (5) LazcemanD, G. R., t. LVIII, p. 750, ann. 1864.
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et aussi par un peu de cuivre métallique (‘). Ce sel est insoluble dans l’eau, soluble dans l’acide sulfurique dilué chaud, soluble dans l'acide chlorhydrique concentré, ou étendu à l’ébullition, d’où la potasse ou l’eau le reprécipitent. Il est plus facilement soluble dans l’acide nitrique en donnant une liqueur bleue (azotate de cuivre) avec dégagement d'oxyde azotique. Il est difficilement soluble dans l’ammoniaque ordinaire, plus soluble dans lPammoniaque concentrée et bouillante, en donnant une dissolution incolore qui bleuit rapidement à l’air par oxydation. Il a la propriété de dégager de l’ammoniac par calcination avec de la chaux sodée (Az). Il se dissout à froid dans le carbonate d’ammoniaque, dans le succinate d’ammoniaque et à chaud dans le chlorhydrate, le sulfate, le nitrate d’ammoniaque, mais dans de très faibles proportions. Il jouit de la propriété de se dissoudre facilement dans les cyanures alcalins pour donner naissance à des cyanures doubles cristallisables.
Il peut également se combiner aux sels des métaux lourds (cyanures ou autres); on connaît en effet des cyanures doubles de cuivre et de baryum, de zinc, de cadmium et de cobalt.
(1) Virrener, loc. cit.
Il — CYANURE CUIVRIQUE
CuCy° — 115,6
C’est un précipité brun-jaune qui se produit quand on décompose le sulfate cuivrique par la dose exacte de cyanure de potassium, ou encore par l’action de l'acide cyanhydrique sur lacétate de cuivre (°). Il se dissout dans un excès de cyanure de potassium en donnant un liquide incolore d’où le cuivre ne peut plus être précipité par HS (c’est un cyanure double cristallisable). Si l’on opère avec du sulfate de cuivre en solution concentrée, le cyanure cuivrique formé se décompose rapidement en cyanure Cuivroso-cuivrique et même en Cyanure cuivreux avec dégagement de cyanogène: c’est la réaction bien connue de Jacque- MIN (°).
SO4Cu + 2 CyK — CuCy? + SO4K?2 2 CuCy: = Cy2/ + Cu:Cy2
De toutes façons, même si le sulfate de cuivre n’est pas en solution concentrée, le cyanure cuivrique brunjaune, d’abord formé, étant très instable, se transforme rapidement en cyanure cuivroso-cuivrique vert (5) de formule : Cu*CyCuCy?,5H°0, toujours avec dégagement de cyanogène.
(1) Pacensrecner, N. J. Pharm., Trommsdorf, t. IL, p. r1-et 45r. (2) JacquEmN, B. Soc. ch., loc. cit.
(3) Wôuzer, An. Chem. Pharm. Lieb., t. LXXVII, p. 370, ann. 1851.
HT — CYANURES CUIVROSO-CUIVRIQUES
. — Cu’Cy°CuCy?,H°0 — Cu2Cy:CuCy?,5H°0 — 2Cu°Cy° CuCy?, H20
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Pendant longtemps, on avait considéré comme du cyanure cuivrique le précipité jaune obtenu en versant dans un sel de cuivre une dissolution soit de cyanure alcalin, soit d’acide cyanhydrique. C’est Bararp, en 1845 (*), qui, le premier, annonça que dans cette réaction il y avait dégagement de cyanogène. Il fut amené à cette découverte « en entreprenant quelques recherches dans le but d’obtenir certaines combinaisons analogues au prussiate jaune et d’éclairer ainsi les chimistes sur la véritable constitution de ce composé ».
« Quand on traite, dit-il (‘), oxyde de cuivre par de l'acide cyanhydrique ou qu’on précipite un sel de cuivre par une dissolution de cyanure de potassium, il y a formation d’un précipité jaune que l’on a cru jusqu’aujourd’hui être un cyanure d’une constitution correspondante à celle du bioxyde. Jai constaté que dans cette réaction il y a élimination de cyanogène, en proportions variables, et que, selon les circonstances, à la recherche desquelles je suis encore, on obtenait tantôt du protocyanure blanc, tantôt le cyanure jaune, dont la constitution est intermédiaire
(1) Bazar», C. R., t. XIX, p. 909, ann. 1844.
CYANURES 2