‹ Action du cyanure de potassium sur le sulfate de cuivre ammoniacal et son application au dosage de l'acide cyanhydrique et du cuivreChapitre 19 sur 57 · AA 10 DR · texte numérisé non relu

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un précipité jaune qui passe rapidement au vert, en même temps qu il se dégage une assez grande quantité de cyanogène.

Le précipité vert, ainsi obtenu, a aspect cristallin ; à 100°, il perd son eau, sans se décomposer; une température supérieure le transforme avec dégagement de cyanogène en cyanure cuivreux. Il se dissout très facilement dans le cyanure de potassium; la liqueur incolore, ou légèrement bleuâtre, ne tarde pas à se prendre en une masse cristalline à éclat nacré : c’est du cyanure cuproso-potassique qui se forme dans cette réaction avec élimination de cyanogène.

La potasse caustique transforme ce cyanure cuivroso-cuivrique en oxyde de cuivre et en cyanure cuproso-potassique.

Les acides le décomposent en cyanure cuivreux qui se précipite sous forme de poudre blanche, en même temps qu'il se produit le sel de cuivre correspondant et qu'il se dégage de l’acide cyanhydrique.

L’ammoniaque le dissout très bien, en donnant une liqueur bleue qui laisse déposer par évaporation spontanée de belles aiguilles vertes de cyanure cuprosocuprique-biammoniacal (Voir p. 32).

B) Cu’Cy:° CuCy°,5H°0.— Grains cristallins ou prismes brillants d’un vert jaunâtre obtenus en dissolvant l’hydrate de cuivre dans l’acide cyanhydrique (*), ou en ajoutant cet acide à une solution de sulfate cuivrique (°*). Le cyanure cuivrique bien précipité par le cyanure de potassium dans les sels cuivriques froids se change peu à peu en cyanure cuivroso-cuivrique vert

(WôüuLer) ().

(1) Vauqueus, An. Ch. Ph., 2° série, t, IX, p. 120, ann. 1818. (2) Pacensrecmer, N. J. Pharm. Trommsdorff, t. EX, p. x et 4x. (3) Wôuer, An. Chem. Pharm. Lieb., t. LXXVIIT, p. 370, ann. 1851.

No e:

On peut également obtenir ce composé en précipitant les sels cuivriques par le cyanure double cuivroso-potassique Cu’Cy°,2KCy (RammezsBerG) () (mêmes propriétés chimiques que le précédent).

C) 2Cu’Cy°CuCy’,H°0. — Poudre d’un vert olive, amorphe, obtenue en précipitant un sel de cuivre par une dissolution assez concentrée de cyanure de potassium, employée en quantité suffisante pour précipiter la presque totalité du cuivre. On constate, comme dans les réactions précédentes, un abondant dégagement de cyanogène (°).

Tous ces trois cyanures cuivroso-cuivriques sont assez instables; soit spontanément, soit sous l’influence de la plus faible élévation de température, et surtout en présence d’un excès d’acide cyanhydrique, ils se transforment en cyanure cuivreux avec perte de cyanogène.

(1) RammersserG, An. Chem. Pharm. Lieb., t. XXVIIL, p. 217, ann. 1838. (2) Durau, loc. cit. C. R., t. XXXVI, p. 1099, ann. 1853.

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