‹ Action Hypoglycémiante de l’insuline chez le chienChapitre 12 sur 54 · TABLEAU D'HAGEDORN · texte numérisé non relu

TABLEAU D'HAGEDORN

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Solution H : Solution de S? O* Na? N/200 préparée extemporanément en diluant une solution N/10 (5 cm*° pour 100).

Solution I : Amidon soluble 1 g. Dissoudre dans 5 cm° d’eau et compléter à 100 avec une solution à 30 % de CINa.

Ce réactif peut aussi se préparer en dissolvant quelques azymes dans de Peau bouillante, filtrer et additionner d’une solution saturée de CINa (Indication de M. le professeur Labat).

CHAPPRREAN

CONSIDERATIONS SUR QUELQUES CARACTERISTIQUES DES COURBES D’'HYPOGLYCEMIE OBTENUES APRES INJECTION INTRAVEINEUSE OU SOUS-CUTANÉE D'’INSULINE CHEZ LE CHIEN NORMAL

Nous étudierons successivement quelques valeurs d’hypoglycémie relatives aux courbes obtenues après les injections d'insuline, par voie intraveineuse, tout d’abord, puis par voie sous-cutanée.

I. __— Etude de quelques facteurs relatifs aux courbes d’hypoglycémie obtenues à l’état normai chez le chien après injection d'insuline par voie intraveineuse.

1° HYPERGLYCÉMIE INITIALE. — Burger et Kramer ont montré les premiers que la glycémie augmente dans les 20 à 40 minutes suivant l’injection d'insuline, tant chez l’homme que chez l'animal.

Ce phénomène a été, par la suite, étudié par de nombreux auteurs qui ont abouti, d’ailleurs, à des résultats contradictoires, tant en ce qui concerne sa fréquence que sa signification. Au cours de nos recherches, nous n’avons trouvé cette hyperglycémie initiale, après injection intraveineuse, que quatre fois sur une cinquantaine de courbes. Nous verrons ultérieurement que le phénomène est, par contre, beaucoup plus constant après injection sous-cutanée. Cette simple constatation nous paraît peu en accord avec la conception émise par différents auteurs, d’après laquelle lhyperglycémie initiale serait due à la présence, dans l’insu-

tou LE

line, de substances hyperglycémiantes. (Fischer, Murlon, Belfonti, Santenoise) [98]. Dans toutes nos recherches, en effet, nous avons toujours utilisé la même insuline.

2° Line D'HYPOGLYCÉMIE. — Outre l’hyperglycémie initiale, elle comprend essentiellement deux parties : la première descendante, dite d’assimilation; la deuxième ascendante, dite de restauration; le point de rencontre de ces deux lignes correspondant à la glycémie minima observée.

En pratique, cette démarcation est parfois difficile à faire, à cause de la présence d’un plateau d’hypoglycémie. Elle est toutefois moins délicate que dans le cas des courbes obtenues après injection d'insuline par voie sous-cutanée.

Il est capital d’avoir une règle précise pour la délimitation des deux parties de la courbe.

Nous adopterons comme règle générale, celle indiquée par Norgaard et Hess Thayssen. Ces auteurs prennent comme point terminal de la ligne d’assimilation, « la première glycémie, la plus basse observée dans le temps, suivie par une remontée, aussi faible soit-elle, et en dehors des erreurs expérimentales, même si, plus loin, on observe une glycémie légèrement plus basse ».

Trinquier a pris, comme point de délimitation, dans le cas d’un plateau d’hypoglycémie, le point terminal de £e plateau. À notre avis, il ne doit pas en être ainsi. Nous verrons plus loin, que chez les chiens à jeun, on observe un plateau pratiquement illimité. Or, ces chiens sont très pauvres en glycogène, et si la courbe ne remonte pas, €’est par insuffisance de libération de glucose. Il est clair qu'ici, le plateau d’hypoglycémie ne répond plus à la phase d’assimi-

lation. C’est pourquoi nous avons adopté la première méthode.

3° TANGENTE MOYENNE DE L'ANGLE DE LA LIGNE D’ASSIMILA- TION, — Pour exprimer l'intensité des phénomènes d’assimilation produits par l'insuline dans le temps, Trinquier envisageait surtout l'aire d’assimilation par minute. Nous croyons que cette notion demande à être remplacée par celle

or

que nous appellerons en abrégé : « Tangente de la ligne d’assimilation ». En effet, pour une même chute de glycémie maxima, l’aire d’assimilation par minute change très peu, malgré des variations considérables du temps que met cette bypoglycémie à se produire. En outre, cette aire minute, très faible pour les premiers instants correspondant au début de lhypoglycémie, est au contraire maxima, pour les temps voisins de la chute maxima. L’aire d’assimilation minute représente donc la moyenne de ces différentes valeurs et, comme telle ne donne donc qu’une valeur fictive.

Nous préférons calculer la tangente moyenne de l’angle de la ligne d’assimilation, c’est-à-dire l’inclinaison de cette ligne sur l'horizontale. On conçoit que, plus cette inclinaison est accentuée, plus les processus d’assimilation sont intenses.

On obtient cette tangente en divisant la valeur exprimant en centigrammes la chute maxima de la glycémie, par celle qui mesure en minutes le temps que met cette chute maxima à se produire.

Elle représente la tangente de l’angle que fait la direction générale de la ligne d’assimilation avec l’axe des temps. Nous avons préféré prendre la tangente plutôt que langle, car cette valeur peut être calculée rapidement en fonction des caractéristiques de la courbe d’hypoglycémie.

Ce facteur caractérise aisément le phénomène, lorsque Ia ligne d’assimilation est une ligne droite; à chaque instant la vitesse de la chute est alors la même; c’est le cas général pour les chiens normaux. Lorsque la ligne est incurvée, comme il arrive chez les chiens dépancréatés, chez les chiens à dégénérescence hépatique ou chez les chiens à jeun, la vitesse est sans doute différente suivant les moments. Elle est plus grande au début, plus faible à la fin du processus, mais ces différentes valeurs, quoique différentes, sont toutefois toutes voisines et leur moyenne donne l’allure du phénomène avec une précision suflisante.

Un autre avantage de cette valeur est le suivant : divisée par 100, elle exprime la perte moyenne de glucose par

minute. En définitive, on conçoit que plus le processus d'assimilation est rapide et intense, en moyenne, plus la

tangente est élevée.

4° INDEX D'ASSIMILATION DE NORGAARD ET HESS THAYSSEN. Pour exprimer d’une façon numérique la puissance d'assimilation du glucose par un organisme donné, Hagedorn proposa tout simplement l'aire de la courbe d'hyperglyecmie obtenue après ingestion de glucose. C'est ce qu'il appela : la « valeur d’assimilation ».

Stefani et Gorgensen firent intervenir dans cette notion, non seulement l’aire d’hyperglycémie provoquée, mais aussi le temps durant lequel elle s'inscrit.

Norgaard et Hess Thayssen, au lieu d'étudier lhyperglycémie provoquée par ingestion de sucre, ont préféré s’'adresser à ce point de vue à lhypoglycémie provoquée par injection d'insuline et ils ont proposé, comme valeur représentative des phénomènes de l'assimilation, ce qu'ils appellent « l'index d’assimilation » qui représente la quantité de glucose pour 100 que l’organisme peut assimiler sous l'influence de l’insuline injectée.

Cet index est le rapport existant entre le nombre entier représentant le pourcentage de chute maxima et le temps d'hypoglycémie maxima. C’est la perte pour 100 de glucose par minute.

Trinquier a fait la critique de ce facteur disant que, dans les conditions normales, cet index peut varier considérablement. Personnellement, nous n'avons pas trouvé d'aussi grandes différences que Frinquier et nous pensons que cette valeur est assez constante pour chaque animal ainsi qu'on peut le voir dans le tableau 2.

Mais, comme Trinquier, nous croyons qu'elle ne saurait donner, comme son nom semble l'indiquer, une idée exacte de l'importance des phénomènes d’assimilation, et ceci pour deux raisons : en premier lieu, parce qu’elle est basée sur un pourcentage de chute et non sur la valeur absolue de la chute, et, en deuxième lieu, parce qu’elle ne tient compte

no —

que de l'intensité par minute et non de la durée totale du phénomène. Ce sont les raisons pour lesquelles Trinquier a préféré l’aire d’assimilation à ce facteur. Nous reviendrons d'ailleurs sur la critique de cette valeur, dans ce travail, quand nous étudierons l’hypoglycémie produite par l’insuline chez le chien dépancréaté.

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