‹ Action Hypoglycémiante de l’insuline chez le chienChapitre 19 sur 54 · EE——…———..————— · texte numérisé non relu

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II. — Etude de quelques facteurs relatifs aux courbes d’hypoglycémie obtenues à l’état normal chez le chien après injection d'insuline par voie hypodermique.

On verra, dans la thèse de Trinquier, les caractéristiques de ces courbes qui diffèrent nettement de celles obtenues après injection intraveineuse d'insuline. Elles sont d’ampleur beaucoup plus considérable : la ligne d’assimilation

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s'inscrit dans un temps plus long, la ligne de restauration fait de même. L’une et l’autre sont beaucoup plus inclinées sur l'horizontale que dans le cas d’injections intraveineuses. Au lieu de présenter une démarcation brusque entre elles sous forme d’un angle aigu, le fond de la courbe s’arrondit. De toute évidence, les réactions du système antagoniste excitées moins brutalement par l’action insulinienne réagissent également plus lentement. Etant donné ce que nous avons dit précédemment sur la valeur de l’angle a, il n’est pas étonnant que la ligne de restauration ne présente pas ici d'onde primaire, ni même le plus souvent, de démarcation nette en phases primaire et secondaire, puisque cet angle a est très faible. La réaction insulinienne endogène ne saurait être brusque et intense puisque la recharge glycémique s’opère également d’une façon lente et progressive:

Les seuls faits sur lesquels nous désirons attirer lattention sont les suivants :

1° HYPERGLYCÉMIE INITIALE. — Ici, l’hyperglycémie initiale est beaucoup plus constante que dans le cas précédent, comme on peut le voir au tableau 7.

D’après l’aspect de la ligne d'hypoglycémie à son départ, on peut classer ces courbes en trois catégories

a) Courbes à hyperglycémie initiale (Fig. 8).

b) Courbes à chute retardée (Fig. 9).

c) Courbes à hypoglycémie immédiate (Fig. 10).

2° INDEX D’ASSIMILATION. — Si nous nous rapportons à la définition de cet index : perte p. 100 de glucose par minute, nous devons prendre comme temps d’hypoglycémie, le temps réel et non le temps absolu. Le temps d’assimilation absolue est l’espace de temps compris entre le moment de l'injection et le moment de la chute maxima. Le temps dassimilation réel est celui qui est compris entre le début de l’hypoglycémie et le moment de chute maxima.

Contrairement à ce qui se passe après les injections intraveineuses, cet index varie considérablement chez le même

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chien (50 p. 100) et chez des chiens différents (de 0,29 à 0,90). II mérite d’autant plus les critiques que nous avons déjà antérieurement formulées à son égard (Voir tableau 8), et nous ne voyons nullement, dans ces conditions, l’intérêt qu’il y a à calculer cette valeur.

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