‹ Action Hypoglycémiante de l’insuline chez le chienChapitre 30 sur 54 · TABLEAU XVII VALEURS DES TEMPS DE CHUTE MAXIMA APRÈS PANCRÉATECTOMIE · texte numérisé non relu

TABLEAU XVII VALEURS DES TEMPS DE CHUTE MAXIMA APRÈS PANCRÉATECTOMIE

D 2 A EE D AR RQ D me ms |

Chiens Courbes Temps de chute max. Temps d’hypogl. max. réel N°: N°: re EE ns. FN.

, avant après avant après 1 0 » 225 > 192 1 95 240 71 209 2 100 240 62 217 3 90 225 44 182 4 > 319 >» 252 4 1 95 315 59 282 2 95 300 09 278

Le Tableau 17 montre que ces différentes valeurs sont très accrues après la pancréatectomie. Chez le chien 1, alors que la glycémie était basse (Courbe IV), l'animal étant d’ailleurs cachectique, le temps de chute maxima fut encore plus long que lorsque la glycémie était haute (Courbes n°° O0, I, Il, III); mais cette différence est due d’une part à ce que, comme nous l’avons vu précédemment, l’hyperglycémie initiale a été dans ces cas plus prolongée; et d'autre part, vraisemblablement aussi, à ce que le processus

GS

de recharge glycémique a été retardé, Nous verrons, en effet, par l'analyse de la phase de restauration que, dans ce cas, celle-ci s'est révélée très troublée à ce moment, du fait de l'épuisement des réserves glycogéniques. Nous avons déjà fait d'ailleurs la même constatation, à propos de ce chien, lors de l'examen des courbes obtenues après injection d'insuline dans les veines,

L'augmentation du temps d'hypoglycémie maxima chez le chien dépancréaté se retrouve après les injections souscutanées comme après les injections intraveineuses d’insuline, Dans un cas comme dans l’autre, cette augmentation est indépendante du degré d'hyperglycémie initial. Dans un cas comme dans l'autre elle peut être légèrement accentuée du fait d'un trouble survenu dans la recharge glycémique, par épuisement des réserves glycogéniques. Mais à priori, cet accroissement, qui est caractéristique de l’état diabétique, ne semble pas pouvoir s'expliquer uniquement par un retard apporté au processus de restauration, qui, réserve faite des cas dans lesquels les animaux étaient cachectisés, semble s'effectuer d'une façon normale, C’est du moins ce que nous avons vu lors de l'analyse des courbes obtenues après injection intraveineuse, C’est encore ce que nous verrons tout à l'heure dans l'analyse des courbes

obtenues après injection sous-cutanée,

6° INDEX D'ASSIMILATION, Le Tableau 20 montre que l'index d'assimilation est nbaissé après pancréatectomie, lorsqu'on emploie Les injections sous-cutanées, comme lorsqu'on emploie les injections intraveineuses. IL l’est cependant moins dans le premier cas que dans le deuxième, ce qui se conçoit, puisque le pourcentage de chute est plus important,

7° TANGENTE MOYENNE DE LA LIGNE D'ASSIMILATION. -— Les

Tableaux 18, 19 et 22 montrent que, malgré l'augmentation importante du temps d'hypoglycémie maxima, les tangentes sont encore supérieures à ce qu'elles étaient avant la

pancréatectomie. Ce fait est analogue à celui que nous avons observé après les injections intraveineuses; il montre que l’action de l'insuline est non seulement prolongée, mais encore accrue en intensité.

8° AIRE D’ASSIMILATION TOTALE. — Elle est 21,6 fois plus grande pour le chien 1, et 47,2 fois plus grande pour le chien 4. L’accroissement est donc ici encore plus important qu'après injection intraveineuse. Ici aussi, comme dans le premier cas, il est d'autant plus grand que l’hyperglycémie initiale est plus élevée, mais avec une glycémie initiale revenue à la normale (Courbe IV, chien 1, Tableau 20) l’aire d’hypoglycémie est encore 13,9 fois plus grande qu'avant la pancréatectomie, ce qui montre bien que lhyperglycémie ne suffit pas à expliquer l'accroissement de cette valeur .

9° TANGENTE MOYENNE DE LA LIGNE DE RESTAURATION. — Cette tangente est accrue après pancréatectomie aussi bien après injection sous-cutanée qu’après injection intraveineuse, comme le montre le Tableau 21. Ceci prouve que l'intensité du processus de recharge glycémique n’est nullement diminué du fait de la pancréatectomie.

10° AIRE DE RESTAURATION. — On voit sur le Tableau 20 qu’elle est en moyenne 6 fois plus grande pour le chien T et 12 fois plus grande pour le chien 4. Ici encore nous constatons que l’aire de restauration est moins accrue que l'aire d’assimilation comme après les injections intraveineuses, ce qui, à priori, peut permettre de penser que l’accroissement de la phase d’hypoglycémie n’est pas due à un trouble de la recharge glycémique.

Il faut signaler cependant, que, lors de l’expérience qui aboutit à la courbe IV pour le chien 1, faite alors que l’animal était cachectique, l’aire de restauration se trouve beaucoup plus accrue que lorsque l’animal avait encore un bon état général; et la tangente de la ligne de restauration se trouve abaissée, ce qui indique à ce moment un trouble

surajouté de Ia recherche glycémique, vraisemblablement

par épuisement des réserves glycogéniques.

11° AIRE D'HYPOGLYCÉMIE TOTALE. — Elle est 9,8 fois plus grande pour le chien 1, et 18,8 fois plus grande pour le chien 4 (Fableau 21).

TABLEAU XVIII DIFFÉRENTES VALEURS DES TANGENTES DE LA LIGNE D’'ASSIMILATION AVANT ET APRÈS PANCRÉATECTOMIE.

Chiens Gourbes A eeite tee ne oi à $ AVAnE à apré avant | tué \ avant après

Il 0 » 1,08 >» 0,92 > 14,6 %

Moyennes 0,84 0,99 0,53 0,85 3174 % 14,0 Z Variations 31 % 24% 27% 30 X 53,0 % >»

2 0,54 0,71 0,33 0,72 389 % PNR

Moyennes 0,53 0,71 0,33 0,67 37,8 % 8,8 % Varialions 2 % 0 % ONG ni GE 5,0 % >

es — =

Page 1