ÉTUDE DU RÉSIDU
Les résidus des expériences précédentes se ressemblent tous comme aspect extérieur, ils se présentent sous forme de scories se brisant facilement sous le choc du marteau, et mettant en liberté une poudre grisâtre contenue dans les interstices de la scorie. Nous n'avons pas trouvé de globules métalliques distincts, mais la scorie présente une cassure nettement métallique.
Traitée par l'acide chlorhydrique après pulvérisa-
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tion dans un mortier d’agate, la scorie se dissout presque entièrement. Il reste un léger résidu noirâtre non soluble dans l'acide chlorhydrique, dans l'acide azotique et dans l’eau régale.
Traité par du carbonate de soude et de l’azotate de potasse dans un creuset, jusqu à fusion, on a transformation en chromate jaune qu'il est facile de caractériser par sa solubilité dans la potasse et son insolubilité dans l’acide acétique.
Le résidu non soluble dans les acides est donc formé d'oxyde de chrome.
Quant à la solution chlorhydrique, additionnée d'un grand excès de chlorure d'’ammonium, puis d’ammoniaque, elle est portée à l'ébullition et filtrée rapidement. Le précipité lavé à l’eau bouillante est délayé dans un grand excès de potasse caustique, porté à l’ébullition et filtré.
1° Dissolution. — Aciduler avec HCI, puis AzH°.: On obtient un très léger précipité. Donc aluminium. > Résidu. — Ébullition avec KOH et PbOZ.
Dissolution par acide acétique précipité jaune. Donc chrome.
Quant au liquide d'où on a précipité le chrome et l'aluminium, évaporé à sec, il ne laisse pas de résidu.
La scorie est donc formée de chrome et d’aluminium avec un peu d'oxyde de chrome non réduit.
N'ayant pas obtenu de globules métalliques, nous n'avons pas procédé au dosage des éléments pour prouver que les métaux sont bien à l’état métallique.
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