‹ Action réductrice de l'aluminium sur les chromates métalliquesChapitre 28 sur 29 · D | . NEUTRE DE SODIUM · texte numérisé non relu

D | . NEUTRE DE SODIUM

Ne

Le chromate neutre de sodium a pour formule

& : CrO',Na° ; il est jaune, soluble dans l’eau. Il faut = prendre la précaution de le dessécher bien com- __ plètement avant de l'employer. Nous avons répété

les expériences faites avec le sel «le potassium.

a Nous pouvons poser la réaction théorique :

- 3 CrOËNa? + 8 AI — 3Na? L 3Cr + 4 ARO3 | et nous pesons :

Chromate de soude desséché. . . 162 gr. 5 FO TE ER EE 72 gr.

Nous opérons un mélange intime.

Portons un peu de ce mélange sur un têt à gaz et

j amorçons. La réaction est aussi rapide que pour le “a potassium et il se dégage des torrents de vapeurs.

Ë Si on prend du mélange dans un tube à essai, avec

du magnésium, et qu’on chauffe, la réaction se pro- , ' P

duit ; la partie inférieure du tube saute, et à la partie moyenne, on aperçoit au même moment un anneau brillant qui disparait rapidement.

De mème, si l’on place du mélange dans un tube en verre ouvert aux deux bouts, sur une grille à analyse, et dans un courant d'azote, on obtient une violente réaction en chauffant fortement le tube; la réaction se produit comme pour le potassium, mais les anneaux métalliques obtenus sont moins longs et moins beaux que pour ce dernier; le tube en verre brisé vers le point de réaction et jeté dans l’eau donne des étincelles, aux points de contact des parties brillantes et de l’eau.

Nous n'avons pu obtenir d'anneau suffisamment beau pour prouver par un dosage alcalimétrique que l'anneau est bien formé par du sodium.

En faisant passer un courant de chlore sur le résidu de la réaction chauffé, on obtient rapidement et avant que le tube contenant le résidu soit porté au rouge, des cristaux de chlorure chromique.

Il y a donc eu ici encore réduction, et formation de chrome et de sodium.

# »ifs

YA SNA RD rt LR je , F : #E DE Ve A Eure CONCLUSIONS

Les recherches que nous avons exposées dans notre thèse ont porté sur l’action de l'aluminium sur quelques chromates métalliques. Nos expériences nous ont conduit aux résultats suivants :

1 — L'aluminium réagit sur tous les chromates et la réaction est explosive, mais à des degrés divers.

IT. — Dans les cas où la réaction est peu explosive, ilest possible de recueillir les produits résultants, et l’on constate que toujours, il y a mise en liberté de chrome et du métal uni à l'acide chromique.

L’aluminium agit donc comme réducteur dans tous

les cas.

= II. — Lorsque le métal uni à l'acide chromique est volatil, il reste du chrome dans la scorie ; on peut

recueillir dans des appareils à condensation le métal

volatil.

k ; + Mer UE FRS Me | ET : re IV. — Lorsque les deux métaux sont peu volatil

il se forme un alliage de chrome et du métal combiné à l'acide chromique. ee

C'est une méthode de préparation d’alliages au. chrome. I suffit de traiter par l’aluminium le chromate du métal qu'on veut allier au chrome. :

Vu :

ù LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, CROLAS.

Vars POUR LE SES 0 L'Assesseur : — LACASSAGNE

Vu et permis d'imprimer :

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