I. ARMKE I)KM<)C:H.VTI(^)UE
cepté la politique républicaine. (V^ifs applaudissements à l'extrême gauche.)
Alors nous vous demandons si vous serez longtemps dupes de ces choses et si, sous prétexte d'éviter une politique qui se fait en réalité, et qui se fait contre vous, vous allez arrêter la pénétration de l'armée par l'esprit national, par le véritable esprit de la démocratie et du peuple. Il vous faut choisir, monsieur le président du conseil.
M. lllBOT
Président du conseil, ministre des finances
Mon choix est fait. (Très bien ! très bien ! sur un grand nombre de bancs.)
M. Jaurès
Votre choix est fait, dites-vous? Je reconnais là votre décision habituelle. (Sourires à Ve.xtrême gauche.)
Il vous faut choisir entre la petite armée de métier livrée à la réaction, telle que M. Delafosse la définissait, et l'armée nationale confondue avec la nation, vivant de sa vie, faisant corps avec elle, et seule capable de sauver et la République et la patrie. (Vifs applaudissements à Vextrême gauche.)
(« Journal officiel » du vendredi 8 mars iSgô)