ES SO#H? : N X
Bleu Témoin Rouge 3 minutes. 6 minutes. 8 minutes.
SO#H2 : N X 0,00138 5 minutes. 9 minutes. 15 minutes.
SO“ : N X 0,00092 DIN Bleu Témoin Rouge 7 minutes. 15 minutes. plus de 30 minutes.
SO“#H2 : N X 0,00062 20 minutes. 35 minutes. 7 heures.
Les mêmes résultats ont été observés avec la gomme-
gutte.
Conclusions.
Les expériences précédentes mOPÉrenE que la lumiéee agit sur l’adsorption des ions ; les radiations du spectre Yiibis, suivant leur longueur d'onde, se manifestent par des effets différents. Les rayons bleus augmentent par rapport aux l'intensité de l'adsorption, tandis que les rayons rou-
minuent ; les radiations sont d'autant
témoins ges, au contraire, la di
i : isines xtrémités du spectre plus actives qu’elles sont voisines des extrèm p
‘82 R. AUDUBERT
visible ; les radiations intermédiaires (jaunes) paraissent inactives. Si on rapproche ces résultats de ceux auxquels conduit la spectrophotométrie de la gomme-gutte et du mastic, on constate que les radiations actives sont précisément celles qui sont le plus absorbées par ces substances,
Il est difficile de trouver le mécanisme suivant lequel la lumière agit; cependant, on peut penser, comme cela a déjà été indiqué précédemment que par suite d’une modification des états stationnaires des électrons périphériques, la cohésion puisse être augmentée ou diminuée suivant la fréquence de la radiation excitatrice.
On peut enfin rapprocher ces résultats des considérations exprimées par MM. Berthelot et J. Duclaux, relatives à l’analogie entre un rayonnement de petite longueur d'onde et une température élevée suivant laquelle cette dernière doit intervenir dans un sens analogue à celui des rayonnements à fréquences élevées. C’est bien, en effet, ce que les expériences
ont montré.
NUIT. — Applications à la biologie.
Si les résultats obtenus dans les expériences précédentes sont susceptibles de généralisation, la lumière se manifesterait sur les suspensions et sur les solutions colloïdales par des actions antagonistes : les radiations de petites longueurs d'onde détruiraient leur stabilité, les radiations de grandes longueurs d'onde l’augmenteraient au contraire.
S'il en était ainsi pour tous les colloïdes on pourrait facilement expliquer les phénomènes relatifs à l’action des radiaüons sur les tissus ou sur les cellules vivantes. Le protoplasme dont la structure micellaire ne fait plus aucun doute a son existence liée à la stabilité des micelles qui le constituent. Tout agent intervenant sur cette stabilité pour la diminuer, doit agir profondément sur l’activité de ce protoplasme. Cette action peut aller jusqu’à la destruction totale de son activité si la modification produite sur le mécanisme des forces de cohésion va jusqu'à la coagulation de ce protoplasme.
L'action de la lumière sur le protoplasme cellulaire est particulièrement caractérisée pour les fréquences élevées du rayonnement, les rayons ultra-violets sont en effet très actifs et doivent le coaguler énergiquement, ce qui est conforme à la généralisation proposée.
Il n’est pas sans intérêt de remarquer que là encore l'action des radiations de petites longueurs d’onde est équivalente à celle d’une température élevée.
Dans le domaine de la biologie végétale, l'application de ces considérations est encore plus étendue. Comme Leclerc du Sablon (!) l'a montré, les grandes fonctions de la vie végétale sont très vraisemblablement liées à des processus
osmotiques.
(*) Lecuerc pu Sascox. Le rôle de l’osmose en Biologie, Flammarion,
S/ R. AUDUBERT
LT L'inteusité de ces échanges entre les diverses cellules serait
fonction du degré de perméabilité du protoplasme.
Or, l’action de la lumière sur ce facteur a été mise en évidence par de nombreuses expériences ; Lepeschkin ({) par exemple a montré que la lumière favorisait l’exosmose à travers les renflements de feuilles de haricots ; la perméabilité du protoplasme serait donc augmentée. De même on constate que les feuilles d’£lodea exposées au soleil et plongées dans une solution très étendue d'éosine se colorent très fortement en rouge tandis que des feuilles analogues placées à la même température mais dans l'obscurité restent complètement incolores ; le protoplasme de la cellule végétale réagit donc vis-à-vis de la lumière en devenant plus perméable. Ces faits s'accordent parfaitement avec les résultats relatifs à l’action de la lumière sur les suspensions, si on les extrapole, en effet, aux micelles protoplasmiques, le degré de dispersion de ces dernières, c'est-à-dire la perméabilité du protoplasme doit être augmentée par les radiations de grandes longueurs d'onde. Il n’est donc pas étonnant en raison de la répartition de l’énergie dans le spectre que la lumière solaire produise le même effet.
D’autres fonctions végétales que l'absorption présentent des phénomènes analogues ; la transpiration par exemple est fonction du rayonnement auquel la plante est soumise. Wiesner (?) a étudié l'influence de la lumière sur la transpiration des plantes à chlorophylle et des plantes sans chlorophylle, il a montré que cette substance ne jouait pas un rôle essentiel dans le phénomène, et qu'il était même possible de trouver des plantes sans chlorophylle dont la transpiration fut plus sensible à la lumière que celle des premières. Dans tous les cas, la lumière augmente la quantité d’eau transpirée par la plante. Si l'intensité de la transpiration est liée à
(!) Lerescaxin Bethefle 2. Botan. Central b., t. XXIV, 1909. C) Wissner. Ann. se, nal. Bot., Ge série, t. IV, 1877.
la perméabilité protoplasmique il n’est plus difficile de comprendre la manière dont la lumière agit puisque on peut s'expliquer comment elle modifie le dernier facteur.
I semble donc que l’extrapolation aux micelles protoplasmiques des résultats obtenus avec les suspensions puissent permettre d'expliquer un certain nombre de faits relatifs à l'action de la lumière sur les phénomènes biologiques,
86 R, AUDUBERT
Résumé.
Ces recherches ont montré que la lumière avait une action sur le processus d'évolution des suspensions de soufre obtenues soit par voie physique soit par voie chimique, ainsi que sur l'équilibre d’adsorption de différents ions H, La*+*,
AI+++, Ba*+, Mg++, Na+, Kat par des grains de gommegutte et de mastic
L'évolution des suspensions de soufre a été étudiée en suivant dans le temps ses différentes propriétés physiques : absorption optique, conductivité, diamètre et mobilité des grains.
L'étude de l’adsorption des ions par des grains de mastic et de gomme-gutte a été faite en déterminant les mobilités.
Les résultats obtenus ont mis en évidence dans l'étendue du spectre visible deux groupes de radiations exerçant des actions antagonistes.
Le grossissement des grains de soufre est plus rapide en lumière violette qu’à l’obscurité et plus rapide à l'obscurité qu’en lumière rouge. |
Les radiations de petites longueurs d'onde augmentent l'intensité de l’adsorption des ions par des grains de mastic ou de gomme-gutte tandis que les radiations de grandes longueurs d’onde la diminuent. *
Entre ces deux groupes de radiation existent des radiations inactives ; des mesures d'absorption ont montré dans tous les cas que ces dernières étaient précisément celles pour les-
quelles la substance considérée présentait un minimum d'ab-
sorption.
ERRATA Page 6, note (1) :
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