‹ Adansonia; recueil d'observations botaniquesChapitre 84 sur 132 · C. OBLONGIFOLIUMN K., |, cit · texte numérisé non relu

C. OBLONGIFOLIUMN K., |, cit

EUPHORBIACÉES AUSTRALIENNES, 309 C£avironiuM BiLzarpiert Desvæ, herb.

Exs. ZLabillardière, « in Terra Van-Leuwin (herb. Webb !, Mus, par !, Deless.!). — Baudin, « Détroit d’'Entrecastraux et Terre de Van Diémen.» — Leichhardt, «Apsley Falls; M. Ofleys Brush » (herb. Mus.). — Siemssen, n. 45, Port-Jackson (herb. Preiss!). — Preiss, « Swan River, in arenosis insulæ Rottenest, n. 2387» (herb.[7. Muell.!).—(Gunn, Tasmanie (berb. Kew.). — Verreaux (1844), n. 660, 1718, Tasmanie (herb. Mus., Deless.!). — Lockh-Morton, « between the upper Bogan et Lacklan. » — Mitchell (1855), n. 41, 42, 46, 1700, South-Port. — Stuart, New-England. — Maitl. Brown, Sharko-Bay. — Bowman, n. 196, « Sources of the Cape River (herb. F. Muell.!,.

Species nobis ignotæ :

1. Beyeropsis Cygnorum ; 2. B. cinerea; 3. B. similis; h. B. brevifolia M. arG., in Linnæa (1865), 56-58.

B? loranthoides M. B\, I. cit, n. 5, est Drymis sect. Tasmanie, quoad flores masculos et plantæ odorem cum gen. char. congruens.

REMARQUES SUR LE GENRE Beyeria, — Le Croton viscosum de Labillardière avait été indiqué par Adr. de Jussieu (Tentam. Euphorbiac., 30) et par Gaudichaud (Foy. Uranie, 189) comme devant être probablement rapporté à un genre distinct. Desvaux avait eu la même pensée, car la plante se trouve, dans son herbier, désignée sous le nom de Clavipodium. Mais c’est M. Miquel qui paraît avoir le premier publié sous un nom générique nouveau, celui de Beyeria, une des formes du €. viscosum; et ce n’est qu'ultérieurement que Klotzsch à fait connaitre celui de Calyptrotigma, qui à d’ailleurs été appliqué à des plantes toutes différentes par Trautvetter et C. À. Meyer. M. Müller d’Argovie a déjà, l’année dernière, démembré le genre Beyeria, dont il a détaché le genre Beyeriopsis, fondé uniquement, comme nous verrons plus loin, sur la constitution des anthères. Quant aux Beyeria, proprement dits, le même auteur les a partagés en deux sections : les Discobeyeria, dont les fleurs des deux sexes sont pourvues d'une corolle et d’un disque; et les Æubeyeria, dont la corolle est

petite dans les fleurs mâles, nulle dans les femelles; et dont le disque est développé dans les mâles, absent dans les femelles. 11 nous a été impossible de conserver toutes ces divisions, paree que les caractères sur lesquels elles sont fondées nous ont paru sans importance, ou n'existent pas réellement, ainsi que nous allons le démontrer.

1° Les Beyeriopsis sont définis par l’auteur du genre : « T'oto habitu fereque omnibus characteribus cum Beyertis quadrantes, sed structura antherarum diversi.» Cette organisation des anthères est très-prononcée, par exemple, dansle 2, lepidopetala F. Muez. Le connectif y présente la forme d’une fourche dont chaque branche dressée donne insertion suivant la longuear de son bord extérieur à une loge extrorse d’anthère. Dans le Beyeria viscosa type, au contraire, le connectif est parfaitement entier et porte, parallèlement l’une à l'autre, les deux loges unies dans toute leur longueur. De là une différence qui pourrait d’abord paraître bien tranchée, et qui aurait son importance si l’on accordait quelque valeur à la forme des étamines dans beaucoup d’autres genres qu’on n’a point encore songé à morceler pour ce motif. Mais lorsqu'on observe certaines éftamines des formes tasmaniennes du B. viscosa, on trouve, dans une même fleur, à côté d’anthères à connectif indivis, des anthères à connectif plus ou moins fendu en haut; et, dans les nombreuses formes du 8, Leschenaultii, on voit tous les intermédiaires entre des connectifs entiers et des connectifs partagés dans une étendue variable, même jusqu’au-dessous du milieu de leur longueur, I y à done de ces fleurs qu'on ne saurait auquel des deux genres Beyeria ou Beyeriopsis il faudrait rapporter.

2° La section Eubeyeria ayant pour type, je suppose, le B. vtscosa lui-même, le B. lasiocarpa qui lui ressemble tellement que M. F. Mueller ne l’en a, en dernier lieu, considéré que comme une forme, possède un disque dans sa fleur femelle; et ce disque est surtout visible, autour du fruit jeune, sous forme d’un petit anneau entier où légèrement déchiqueté sur ses bords. L'absence de ce

disque n’est done pas un caractère absolu qui suffise à distinguer la section Æubeyera. Quant à la présence ou à l’absence des pétales, elle a bien peu de valeur. Les fleurs mâles des échantillons type de Labillardière en sont presque toujours complétement dépourvues. Dans certaines formes tasmaniennes, il y à depuis un jusqu’à cinq pétales, souvent très-inégaux, quelquefois très-développés. Et de même, il y a çà et là des fleurs femelles qui ont un ou plusieurs pétales dissemblables et inégaux, dans des échantillons tasmaniens du B. viscosa de l’herbier de M. F, Mueller; tandis que le B. opaca, qui doit être très-analogue au B. Drummondi, s'il ne lui est pas tout à fait identique et qui appartient certainement à la même section que lui, présente certains boutons femelles qui n’ont pas trace de corolle. En somme le nombre, la taille et la forme des pétales sont, dans tout le genre Beyeria, des caractères d’une extrême inconstance et auxquels on ne peut plus accorder la moindre valeur, quand on a analysé un grand nombre de fleurs appartenant à des pieds différents.

La division qu’a encore établie M. Müller d’Argovie, de son genre Beyeriopsis, en espèces monoïques et dioiques, devra subir aussi quelques modifications. Ainsi, le B. lepidopetala F. Muer.., qui est l’espèce la plus anciennement connue du nouveau genre Beyeriopsis, est certainement une plante monoïque.

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