Carotide-{plaies et anévrysmes
Une faible partie du mémoire précédent a pu trouver place dans l’article du Dictionnaire. Cet article traite non pas de la ligature, mais de l’histoire chirurgicale de la carotide. J’ai montré dans un chapitre spécial la fréquence et la gravité des accidents cérébraux qui suivent trop souvent la ligature de la carotide primitive, et j’ai cherché à montrer à quelles causes ces accidents devaient être attribués. Us n’ont point pour cause directe, comme l’avaient cru B (Tard et lïhrmann, l’anémie cérébrale, puisqu’ils surviennent le plus souvent à une époque éloignée de l’opération ; mais cette cause, quoique indirecte, est puissante, puisqu’elle suffit à amener assez souvent le ramollissement cérébral. Toutefois, l’apparition le plus ordinairement brusque de l’hémiplégie me paraît, dans la plupart des eus, devoir être attribuée au transport, dans les principaux troncs artériels cérébraux, et surtout dans l’artère dé la scissure de Sylvius, d’un fragment du caillot carotidien ramolli et détaché spontarhent, quelques semaines-ou quelques mois après ladigalurè-.
64,— Tronc brachio-cêphalique (plaies
■névrysmes).
Monographie de l’histoire chirurgicale de Tartère innommée, basée sur la lecture et l’analyse de toutes les observations que de longues recherches m’ont permis de recueillir dans les travaux français et étrangers. J’y ai trouvé la confirmation irréfutable du fait que j’avais avancé le premier en 1859 : que le retour de l’hémorrhagie après la ligature du tronc innominé ou de la sous-clavière en dedans des scalèues a lieu par le bout périphérique 'et non par le bout central ; que l’artère vertébrale est presque toujours l’artère qui rapporte le sang, et que si l’on se trouvait dans la nécessité de faire l’une ou l’autre de ces ligatures, il faudrait
simultanément lier la vertébrale. Cette pratique a pu depuis sauver le seul malade qui ait survécu à l’opération. (Smith, New-Orleans.)