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Addresse à tous les électeurs du Bas-Canada, sur le choix de leurs représentans à l'élection prochaine [microforme]

VOUS savez qu'en 1791 l'Angleterre nous a donné une Constitution modelée sur Ja sienne ; que par cette Coustitution on ne peut point nous taxer ni dépenser les argens qui proviennent des taxes levées sur nows, sans notre consentement, c’est-a-dire sans le consentement dé.nos Représentans que nous choisi:sons pour faire nos ‘affaires: ce sont eux qui ont seuls le drait de régler le montant de la dépeuse publique, ainsi que d’ullouer à ‘chacun des gens eu place, la somme qui doit lui être payée à l’année ; car il est justs que .

céux'qui servent Îles autres, soient seutenus par ceux qu’ils servent, tt à leurs dépens. Le maître aye so serviteur ; mais aussi de mâme que ce maître décide du prix qu'il peut ou veut donner à ses engagés, de même nos représentans, qui agissent pour nous, doivent fixer la somme qu'il convient de donner à chacun des employés du gouvernement, qui sont aussi nos propres serviteurs. Le Gouverneur, qui est le premier employé,engagetous les autres ; mais ce n’est pas à lui à fixer le montant dé lrar gages. Puisque ce n'eät pas son argent qui y passe, mais le nôtre, il faut bien que nous ayons le moyen de l’empêcher de le dépenser mal-àpropos, S'il étoit le maitre de payer à- discrétion, comme on le prétend, il auroit intérêt de grossir toutes les payes, afin de s'assurer d’un plus grand dérouement à ses volontés quelles qu’elles fûssent, dans ceux qu’il engageroit ; et ‘si nous naus ayisions d'y trouver à redire, il ne manqueroit pas de nous faire répondre par les écrivains qu’il paye, et bien cher: ‘* Eh quoi, ‘« Messieurs du Canada, quel est donc votr? égare-:

“ ment? Quelle raison de vous regimber ? Si j'ai le ‘“ droît quand je le juge à propos de payer bien cher la ‘« journée d'un connétable ou de tout autre petit officier ‘€ qui sait me plaire, comment n’arrai-je pas -celui de ‘ penser à moi ainsi £: ’au Juge-en-chef, et à tous ces

1 grands officiers, avéc l’aide desquels j'administre ? ‘ Ki je puis à discrétion payer cher des ayeugles, des “ boiteux et des manchots, que je pourrois placer dans “ la Bureaucratie, à plus forte raison chargerai-je d'ar- “gert ceux qui onf deux yeux, deux bras et deux ‘* jambes entièrement dévoués à mon service.” Et dès lors on verroit les gens en place accourrir en foule, ets’écrier, agenouillés devañt leur Dieu: À mer- « veille, c’est juste ; vous avez raison, vous auréz tou- «« joug raison, prenez et payez, c'est votre droit.” Etil payeroit. Cependant Temarquez bien, mes amis,

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ge si le Gouverneur avoit ensemble et le droit d’enga. ger nos servieurs, et celui de les payer à discrétion, les moins utiles au public, les plus lâches, seroient bieu vite les mieux récompensés. Ils diroient : ‘ Oh! au- ‘* jourd’hui il pleut, ou bien il fait trop chaud, ou bien ‘il fait trop froid, n’allons pas au champ, c’est trep “ dur ; allons à la maison du Gouverneur, fraiche en été, chaude en hiver, et là faisant nos chiens couchans, “ nous le chatouillerons en lui léchant la plante des “pieds, ça lui fera plaisir, il nous jettera de bons os à ‘“ ronger,”’ Pendant ce tems là, les bons serviteurs, qui, malgré le mauvais. tems, auroient travaillé tout le Jour, ou qui malgré le beau tems n’auroient pas été à la promenade dans la basse-cour du Gouverneur, mais se srroient tenus à leurs bureaux pour y faire leur devoir, ne recevroient que dés regoulades, et point de paye, pour récompense de leur honnète fidélité. Les hommes travaillans seroient haïs, parce que leur diligence feroit encore plusparoitre la paressse des autres. Mais comment se vengeroient ceux-ci? Par des mensonges. Ils iroient dire au Gouverneur : ‘ Vous nous ““ voyez tous.les jours, parce que nous vous respectons ‘“ et vous aimons beaucoup. Æl en est d’autres que ‘ vous ne voyez pas souvent ; ce sont des ingrats, pro- “#{ mus par vos prédécesseurs ou même par vous ; ils “ ne vous aiment pas autant que vous le méritez ; ce “sont des ‘orgueilleux qui évitent de paroître devant ‘* vous parce qu'ils ne veulent pas assez reconnoître “* vos grandeurs ; te sont des ambitieux, des démocra- ‘ttes enragés, qui disent que nous vous faisons plus ‘{ grand que yous n'êtes, en nous faisant plus petits de- “want vous, que. la loi ne le requiert. er ue les. ‘Tout ce que vous voudrez, direz, ferez, nous J’ap- ‘ plaudirons, Eux, is rensent qu'ils ne doivent vous “ obéir que comme la loi le dit, qu'il leur est défendu # de rien faire contre les intérêts du peuple, pour le-

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“ quel ils sont obligés en cônscience de traväilléf, ‘ Pour nous, nous disons que le peuple et ses repté- ‘“ sentans sont trop regardans pour’ nous bien payer, ‘‘ que vous connoisseé vous-même ses intérêts bieh ‘ mieux que personne, qu’il faut s’en fier à vous. Noë ‘“ enfans, nos amis, pensont comme nous ; employez “ les, chassez les autres ; (turn them out:)

Un pareil brigandage avoit lien dans ce naÿs du tems des François, quand nous n’avions pas de représentans. Le Gouverneur et l’Intendant se lioient comme larronë. en foires. {ls signoient des cartes pout donner de l’argent à fous ceux qui leur léchoient la plante des pieds : ils ne s’oublioient pas ; ils écrivoient dru, et signoient des cartes pour eux encore plus-que pour les autres. Ce fut le bon tems pour les courtisans et les courtisannes qu'ils aimoient ; mais il fut diablement mauvais pour nos anciens labouretrs. On payoit leurs grains et leurs animaux avec ces cartes: Un bon matin il fallut faire banqueroute, nos pères furent ruinés. Les Govverneurs de ce téms là firent si bien leurs orges, qu’ils ruinérent celles de leur maître, et lui firent perdre sa terre. (*) Il en arrivera ainsi partout où deg gens en place pourront prendre selon leur appétit, et non selon les moyens des peuptes ; partout où les cris des gens en place pourroient étouffer la voix du pauvré peuple. La voix du peuple est la voïx de Dieu; qué dire de ceux qui la méprisent, qui insultent la Chambre qui parle pour le peuple, parce qu’elle veut modérer les profusions que les gens en place voudroient continuer à nos dépens ? Cela ne doit pas être. . Pat la loi, le Gouverneur, au nom du Roi, engage les serviteurs publics, mais nos représentans fournissent. les

(D Quelle que fût la supérivrité des forces des Anglois sur celles des François, il est bien probable que le Cañnda y auroit résisté, s’il n’eût pas été ruinê par les dilapidations des gens eu péace d'alors, qui prenaient sans permission l'argent du public. *

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tommes nécessaires pour les payer, toujours à même mos deniers. Autant vaudroit n'avoir | de représentans, s'ils ne tenoient pas les eordons de la bourse publique assez serrés pour ernpêcher d’y plonger la main tous ceux qui aiment l’argent d'autrui. Vous voyez, ‘par ce simple exposé, commbien il est important d'a. voir de bons Représentans, des gens ménagers, qui, ayant soin des intérêts du public comme des leurs ‘propres, prendront bien garde de ne pas donner des poyes trop fortes aux gens en place, de crainte que, pour avoir de quoi y satisfaire ensuite, ils ne soient obligés de mettre des taxes sur nos terres, ce qui feroit ‘notre ruine.

Les Représentans que nous avons à présent sont presqne tous bous, puisqu’à l’exception de huit à neuf ‘que je vous nommerai bientôt, ils ont bien voté dans Ta Chambre ; ils se sont opposés aux prétentions des gens en place, qui depuis plusieurs années reçoivent notre argent sans loi qui les y autorise, et qui trouvent cela si commode, qu’ils n’ont cessé d’intriguer pour engager le Gouverneur à continuer cette méthode. La Chambre a crié: aux voleurs ! aux voleurs Elle auroit faitplus sans doute, elle les auroit accusés auprès du Rai, ei on ne Peût pas renvoyée de si bonne heure ‘êt si à contre-tems. Æfle a été arrêtée de faire cette bonne æuvre. Encore quinge jours, elle eût pu finir ‘tout cela, et tout ce qu’il y avoit d’ailleurs # faire ; et se vous assure que dans le nombre des billscommencés

. @t passés par elle, il y en avoit plusieurs qui auroient

‘fait beaucoup de bien au pays, et à tous ses habitans. Patience; ce qui est différé n’est pas perdu; les années se suivent et ne se ressemblent pas. Quand la mesure est comble, etle renverse. Les gens en place wont encore vivre une année dans Île péché, en prenant ce qui n’est pas à eux et ce qui est à nous; mais rira den qui rira le dernier. Ils ne riront plus, ils grinceé*

rout les dènts quand il faudra rendre leurs comptes, et tôt'ou tard cela viendra,

Cette année les Représeritans ont dit au Corte dé Dalhousie : “Votre Lieuteñant Gouvernieut, Sir Francis Burton, qui vous a remplacé pendant votre voyagé étoit ün brave honnête homme ; ce ‘qui lui cnvenoi vous conViéndfa-t-il ? 11 connoissoït Ia loi, lui, il s’ÿ est soumis ; le pays étoit heureux ét tranquille soub lui. : Noûs avôns payé alors toùs 1ès einplavés utiles; et nous avons refusé de payer les employés inutiles, : qui n’ont rien à faire, Il a trouvé cela bôn, ét nous à remerciés. Vous, Milord, vous n’avez pas été plutôt de retour, que les disputes ont recomniencé. Les Îatteurs qui écrivent pour vous fairé plaisir, dans ba gazette que vous aveZ établie, disent toutes sorteb d’injures de la Chambre et de Sir Francis Burton parcequ'ils se sont éntendus pour ne pas nourrir des gen en place inutiles, et que vous payez. Si voùs voulez, atceptez une bonne loi sage, à laquelle vous sete# obligé d’obéir comine Sir Francis Burton, par laquellé nous empêcherons le gaspillage, nous voulons bien püyer tous ceux qui travaillent. Si vous né voulez pas de cette condition, nous ne donnerôns rien, et nouk vous défendons expressément de touchèr äux denieré ‘qui sont au peuple, que nous représéntons; si vous lé faites, nous en aurons justice tôt ou tard.” C'est à une heure du matin le 7 de Mars derniér que la Chambre disoit celaau Gouverneur. Toute vérité n’est pas bonne à dire est un proverbe inventé par les grands. 1] n’en faut pas être surpris, leurs vérités sont souvent si honteuses :‘elles leur écorchent si foriles ôreilles, et ën général ils sont si orgueilleux! À dix heures dû tatin Le ‘même jour lé Gouverneur it dire à la ‘Chambre qu'il iroit la proroger à trois heurés, ét à trois heures elle ‘fut prorogée avec des paroles qui miontrérént bien que da vérité avoit désigréablement sonné à ses Oreilles!

os, et

te dé

F ran- Ja8e eno

il sÿ e sou utile#, utiles, :

nous à

denieré vous lé st à uné hambre äs bonne 1] n’en | si rs it én gefiatio le re qu'il tes elle bien qué silles |

N'aïtes pas croire pourtant, mès boné aniv, dé parceque le bill pour les payes dès geus en place n’eit as passé, Ces messieurs ne tâterônt pas de letrs payes. on; vous vous trompetiez ; ils troavént toujours té tour d’être payés, en persüadañt aa Gouverneur qu'à eut prendre sur l'ui, su sa espoubdbilité, d'e les payer. t c’est ainsi qu’au mépris des lois, oh dépenñse notre afgent. le fruit de nos travaux ét de nô8 épaïrgnes : c'est iési qu'émprenant sur lèur responsabilité, les gouverneurs ont tissé le Receveur Général prendre dans les coffrés du puflic une sommme de uüatre ‘cent mille piastret qu'il a dépensées à sa guise pour sés ménos plaisirs, et qui sont peut-être perdues pour nôûs ! Mais où étoit la Chambre, M'allez-vous dire? Pourquoi ne s’y est-elle

pas opposée ? ; Qi # Je vous réponüs qûe Ha Chambre à téujours reclanié ‘contre ces abus crians ; élle s’y est épposée de toutéé ses forces ; maïs comme le Gouverneut et le Consé #toient contre elle, ça faisoit deux contre un. Quatd plüsiéurs hommes #e cachent le Iohg d’ün chèmin pour guetter un passant et lui ôter soh argent; ‘én ont-ils lé droit? Non, maïs ils lé bardéht jusqu’à ce qu’on leur

‘assé leur procès. Et d’ailleurs rl s’en faufñle toujours

quelqués uns dans la Chambre, qui voñt tout dé travers, ‘et en sens contraire des añtrés.

Iy a des Comtés qui font souvent de mauvais ‘élections, tels que le Bourg dés Trois-Rivières, qni à “envoyé Mr. Ogden (t). celui de Sorel qui à envoyé Mr. Jones Stuart; auski ces deux ‘petits béurgs ont-ile gagné depuis long-téms le nom de’bourbs pouris ; Qué. bec, qui élit presque toujours uné coûple de ces geis

‘qui sont ou veulent sé placer dans la manche dù Go.

‘verneur ; puis aux dernières élections le Comté d'York

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URL aussi élu Mr. Berthelot, et ce Mr. est un très boi mel …

‘ui a envoyé à la Chambre deux per$onnagés qui n'aws Yroient jamais du y avoir place, car l’un, en sa qualité de douanier, n’auroit pas la permissivo d’approchet du Husting en Angleterre; on.y pense que ces sortes de gens ne peuvent pas être d’honnêtes et fidèles gardiens des droits du peuple, L’autre avoit prouvé dans le Parlement précédent ce qu'il étoit, versatile et changent, une vraie girouètte. Dans ses deux premières élections, ilavoït reconnu au Husting et dans ln gazette. le grand principe qu’il n'appartient" qu'aux

représentans du peuple de disposer de ses deniers en la

manière qu'ils le jugent plus expédiént. Rendu à ln ‘Chambre, l oublie ses engagemens et les droits dé peuple, tout. ‘11 veut tout donner ce que demandent es gens en place ; vis-à-vis d’eux et pour leur plaire il est aussi souple qu’un gant.

Quant aux gens en places élus à Sorel, aux Trois- Rivières, à York, ‘et ailleurs, il est évident qu'ils sont

‘moine bons que jamais à être élus comme Représentans-:

‘On ne sért point deux maitres à la fois, Dieu et Baal en même tems.. Tout le: monde eait actuellement qu'ils ne sont point librés. 1] faut qu’ils fassent ce qu’on leut

“commande de faire, autrement on les menace de le

perte de leurs places. Et soyez sûrs, mes chers élee> teurs, qu’ils n'aiment pas moins leurs places que vos Yntérèts. EL est donc clair (si le gouverneur cassoit la ‘Chambre, comme ‘ça se murmure-partout.) ïl est clair, di-je que vous feriez très malde réélire les gens en place, non plus que personnes qui aspient à en avoir. Ces horines là chercheront plutôt à augmenter qu’à diminuer ieur paye. | |

… D'après ces‘apperçus, qui sont très aisés à cormpren dre, on espère que les électeurs ne renverrapt plus à da Chambre les messieurs suivans, tout estimables que #oïiérnit plusieurs d’entre eux par leurs talens et leurs qualités sociales, savoir MM, James Stuart, André

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Stuart s6ht frère (qui ne vote mal que depuis que soft frère est dans la Chambre), Davidson qui travailloit evec Mr. Caldwéll quand il nous prenoit nos quatre. cent millé piastres ; Ogren qui après avoir insulté toute la Province au Husting des Trois Rivières, à voulu cotime les autres gens en place, qué la Chambre ne’ût point dé contrôlé sut nds déniers, Simpson, ‘douannier, qui l’a imité : Dumont, qui n’est pas plus solide que ses ponts, et qui change d'opinion et dè principes comme les cotileuvres change dé peau au printemps ; le pitéyable Desprès élu je ne sais où, que la gazette du Gouverneut a étourdi d'assez de com. plimens pour lui fêler la tête, s’il l’avoit saine aupa- Yavant. Quand à wr, Valières dé £t. Réal, il a vien aussi mérité quelques reproches dans la dernière chambre mais alors il y avoit une place de Juge à donner. Peut:êtré qu’à présent qu’elle est donnée, il reprandrä sa première indépendance, C’est à vous de juger, messieurs les électeurs ; on é’en rapporte là dessus à votre sagesse. ;

Je ne saurois tefminér tetté adresse, rnes chers compatriotes, sans vous prier de riouveau de faire bien atention à ce qui se passe dans no$ affairs publiques.

sméchans s’efforcént d’induire la Représentant de

Sa majesté en erreur. Déjà par leurs mauvais conseils, à mère partrie nous a imposé les taxes contre la teneut €tle sens dé notre acte constitutionnel ; mais du moin elle a dit que le pfoduit de ces taxes seroit dépensé pour notré avantage, comme F’ordonnéroient nos représentans ; maintenant les mêmes conseillers veulent que le Gouverneur puisse employer une grand partié de nôtré revenu sans.notre Consentément, sans celui ‘lle a0s représentans, ce qui eët encore plus contrairé aux droits et aux privilèges que nous accordent notré constitution, et un acte plus ancien, l’acte de la 16e. George HI. où le Parlement de la Grande Bretagne à

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éclaté qu'il n'avoit pas le droit de lever uh revehit dans les colonies. Soutenons fermement ces droits; ines chers amis ; si nous ÿ renohçons, si nous les perdons par nôtre faute, nos enfahs eh souffriront et nous en feront des teproches, lorsqu'ils gémiroht dans l’esclavage et dans la inisère, Raÿbelons hous que les Anglois ont lutté peñdant plusieurs siècles contre les tyrans que leür ont fournis la maison de Tudor et celle de Stuart ensuite, pour acquérir ce droit que nous possédons si heureusement aujourd’hui, et qu’on veut 8i malicieusemeht nous ôter, savoir la maitrise et la disposition des deniers qui se prélèvent sur nous. Ne perdons pas courage ; l’état actuel du pays est un état contré hature et force; qui ne peut toujours durer tôt où tard il faudra bien que éhaque chose revienne à sa place. Telle éët la nature, tel est le bonheur du Gouvernement de l'Empire auquel nous appartenons ; C’est que les abus et l’injuétice peuvent bien prévaloir pendant quelque tems ; mais à la fin ils doivent faire place au cours preëérit par la Constitution. Le Roi est bon, son Parlement est sage ; éclairons les; montrons leur jusqu’où des méchans ont porté l’effronterie, en les induisant en erreur, et nous obtiendrons justice. Le meilleur moyen pour réussir, c’est d’abord de nous assembler dans nos paroisses pour exprimer en com: un Ja baute estime que nous avons pour ceux de nos représentans qui ont fait leur devoir ; séeondement

d'être fermes:et inébranlables dans l'élection prochai-

ne. Il faudra surtout rejeter les gens en place, et ceux qui se sont rendus leurs échos dans la dernière chambre.

Dans d’agtres tems, on pourroit examiner quand un homme en place se présente comme candidat, s’il-a beaucoup de conscience et de grandes lumières, et quelquefois l’élire, parce qu’on se diroit : quoi qu’ilait un biais pour celui qui lui donne une pla: ; cepen-

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droits, et noué ns l’esque les tre les pt celle e nous on veut e et la s. Ne un état s durer tenne à eur du enons ; révaloir nt faire Le Roi ; mon»

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dant il est si brave homine, que. quand son maitre ge trompera, il ira le trouver et lui dira: mon Gouverneur vous vaus frompez, vous allez nuire au pauvre

le; et en lui donnant, de bonnes raisons, il pourroit quelquefois le ramener ; ou bien le Gouver-

. neur Jui diroit : Je ne eroïs pas me tromper, mai: toy:

tefois je vous laisse maitre de donner votre voix au meil« leur de votre jugement. 11 n‘en iroit pas de même de ce tems-ci. (C'est comme en 1810. en menaces aù moins. Vous rappelez-vous des folies et de Ja colère du Général Craig? Il cassa des officiers de milice, des Juges de Paix, un des Avocats du Roi; ses conseillers jetèrent en prison plusieurs de nos représentans et autreg bonnes gens ; il mentit lui même cent pieds dang sa gorge, en donnant à entendre que les iens n'étoient pas de bons sujets ; il cassa plusieurs fois la Chambre, tout cela pour se rendre mais ste, mais il manqua son coup, camme le manqueront tous ceux qui màrcheront sur ses traces. . Qu ne dé-

| testerait toutes ces méchancetés ? Est-ce qu'aujourd'hui

ceux qui écrivent dans les Gazéttés qui se publient paf autorité ne disent pas que cé Gouverneur et les furieux qu le tonseilloient, firent bien, et que ce seroit bieu fait de casser ainsi tous ceux qui ont des commissions sous bon plaisir, quand ils n’iront pas comme le Gouverneur les pousse ? Est-ce qu'ils n'ont pas l’effronterie de crier à tue-tête que le Gouverneur doit casser (ous les officiers de milice qui ne yoteroient pas pour un candidat qu’il approuveroit lui-même? Cette impudente étourderie doit aussi nous mettre en garde contre ces nouveaux Colonels et ces nouveaux Majors, à présent drus comme des mouches, et qu’on a apps» remment nommés afin d’influer sur les élections. D'2prés les menaces des Gazettes officielles. s'est ag moins le motif très probable du grand-hAvmbre de promotions qui ont eu lieu depuis quelque tems : chétif

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