MESSIEURS
ëz
Avant 86% choisi à l'unanimité par les délégués du comté d'Ottawa assemblés ea coavention pour présenter un candilat en opposition à M. * Mercier et supporter le gouvernement De Boucherville, j'ai, après beaucoup \dlhésitation, accepté la position que j'avais d'abord refusée et je brigue aujourd’hui vos suffrages. Si, comme je l'ai dit plus haut, j'ai d'abord refusé la candidature, vous ne devez pas pour cela croire que je n'appréciais pas toute la grandeur de l'honneur que me faisaient mes | concitoyens. Au contruire, j'en étais et j'en suis profondément reconnaissant; mais j'avais de graves raisons personnelles qui me faisaient désirer que le choix tombât sur un autre porte-étendard. Et si dans cette occasion la lutte n'eût été qu'une contestation entre les partis politiques j'aurais probablement persisté dans mon refus. Mais la prospérité de la brovince de Québec, et en particulier du comté, doit être si gravement affectée par le résultat de cette élection, que j'ai senti qu'il était de mon devoir envers mes concitoyens et mon pays de céder aux instances de la délégation si nombreuse et si influente, qui reclamait mes services au nom du grand comté d'Ottawa.
Les révélations foudroyantes qui ont occasionné la démission de M. Mercier et de ses colègues, la nomination d'un nouvean ministère et le présent appel au peuple, sont si bien connus par toute la province qu’il est inutile de les rappeler iei. Ces révélations ont été accueillies avec
PP ce
ER mme) ES
surprise et indignation, non seulement par les conservateurs, mais nnesi par les nationaux of les hHbéraux qui avaient accordé À \f. Mercier et À ses assoziés In confiance le plus compiète, les prenant de bons fai pour des hommes honnôtes et intègres, mais qui, anjour l'hui, sont chouués et révoltés par la liste toujours plus longue de BH9DLAGE et de pro ligalités effravantes, qu'établissent contre M. Mercier ct ses anis les registres de chaque département du gouvernement, C'est en conséquence de ce désappointement cet du dégoût qui en résuite que des nrliors de ceux qui jusqu'a présent avaient soutenu M. Mercier viennent offrir leur appui
au nouveau vouvernement, à l'administration De Boucherville.
C'est à ce sentiment que je «lois les promesses de support que j'ai
déjà reçues de beaucoup de libéraux et de nationaux qui abandonnent M. Mercier,
Je dois ajouter que, dans les circonstances actuelles, les électeurs
seront partagés en d'autres lignes que celles
des anciennes dis isions de parti: cest-à-dire parles lignes moins étroites qui séparent ceux qui désirent un gouvernen.ent honnête et économe de ceux qui veulent voir continuer le système de gaspillage et de BOODLAGE qui à caractérisé l’administration Mercier : entre ceux qui désirent une administration honnôte et sage des finances de Ja province, que l'équilibre soit rétabli entre le revenu et la dépense et ceux qui veulent qu'on persiste dans les prodiga!ités ruineuses qui ont produit cette année nn déficit de dénx mmillions de piastres, ajoutant dans les ‘quatre ans écoulés treize millions de
piastres à la dette de notre province.
A cause de cette augmentation générale des dépenses qui ont servi à enrichir M. Mercier et ses amis, il lenr a fallu diminuer de six mille piastres par année l'octroi à notre comté pour les chemins de colonisation, et on n’a pas même alloué un sou à nos fabriques de fromage quoiqu'il ait été accordé une subvention à celles qui se trouvent dans d'autres comtés.
Pour ces raisons, j'en appelle aux électeurs intelligents du comté, quelque parti qu'ils puissent appartenir, leur demandant de se joindre à
ceux qui veulent amener un changement salutaire dans l'administration
des finances sans, quoi nous ne saurions éviter la banqueroute e6 le fardeau d’une forte taxe directe ; eur c'est vers cet abime que nous marchions à pas rapide sous M. Mercier. En me donnant leurs votes les électeurs aideront à sauver le pays du désastre qui le menace.
Dore one st … dl Pme mme
nss] ot À our s et ités res o ce eux pui
re T
PR es
que son] un !:
ne (
De
ll | tion hi |
Î{ une
pour
| ty d’'ab " 1 f
cité
| donc |
force 3
du {::
mend
pas P
roy ger a AUX
im pos
j. H | le boïi hi Y L font Î F sar pl | eontri L | etlet k À J nl | eouru | | gée pa | : dant l | L | ? dernie
| ; Ris | et je n
Quant à moi-même, je ne dirai que peu de mots, car en présence des
questions sérieuses qui se présentent actuellement, les qualifications personnelles sont de peu d'importance Quand bien même il se présenterait un adversaire qui pourrait m'être supérieur sous plusieurs rapports, cela ne devra pas lui attirer plus de votes s’il ss déclare contrele gouvernement De Boucherville.
Cependant, je puis dire sans hésitation que dans les jours d'humiliation comme duns les jours de triomphe, j'ai toujours été et je suis encore un conservateur forme mais mo léré, et je puis ajouter que, si je suis élu pour vous représenter, 1e n'onblierai jamais que mon devoir uroblige
d'abord envers mon pays et ensuite à mon parti.
Ma demeure et tout ce que je possède au monde se trouvent dans la cité de Hull et dans le comté d'Ottawa. Les électeurs de ce comté n'ont donc pas besoin d'assnrance de ma part que je travaillerni de toutes mes
forces pour promouvoir leurs intérêts qui sont aussi les miens, | Î
Mais je puis leur dire, d'après les déclarations faites par des membres du cabinet de M. De Boucherville, que ce gouvernement à l'intention d’amender le tarif des droits sur le hois, de manière qu'il ne soit pas plus élevé que ceux prélevés dans la province d'Ontario, et de changer aussi les lois minières de manière à donner un encouragement légitime aux “prospecteurs” et à délivrer l’industrie minière de la taxe qu’on leur a
in posé si mal à propos,
Les habitants de ce district doivent se rappeler que les impôts sur le hois et sur les minéraux, quoique nominalement imposés sur ceux qui foné le commerce, atfecte indirectement les agriculteurs et les ouvriers : gear plus les fabricants de bois et les exploitenrs de mines sont obligés de gontribuer au gouvernement, moins ils leur reste pour payer les provisions et le travail.
Je erois que je ne dois pas passer sous silence une rumeur qui a eouru il y a quelque temps et qui sera probablement de nouveau propagée par mes adversaires : savoir, que j'aurais signé la réquisition demandant le secours de la milice contre les ouvriers lors de la grève, l'automne dernier.
Rien de plus faux que cette rumeur. Je n'ai jamais signé ce document et je n'ai jamais pris part à l'appel de la milice,
PSE AD AP RER te NE RC AM PT EE
le ÿ EI
Dern 5
A Lai PE een Sr
Loin de lui être opposé, j'ai toujours été et je serai toujours l'ami de ‘ouvrier, et si je suis élu je demanderai le rappel de cette loi tracussante, passée par le gouvernement Mercier avec l'aide de notre ci-devant représentant, qui rend saisissable les gages qui ne sont pas encore gagnés c! qui oblige les bourgeois à se rendre chaque mois à la cour faire une nouvelle déclaration tant que le défendeur restera à son cimploi et que lu dette ct les frais ne seront pas entièrement soldée,
En terminant, je vous déclare sincèrement que si vous m'élisez, je ferai honnêtement et consciencieusement mon devoir envers
mon pays cb notre comté.