Hanshalter, Revue méd. de l'Est
PRONOSTIC
Ainsi s’expliqueraient certaines méningites en apparence primitives chez des sujets exempts de manifestations tuberculeuses ou en paraissant complètement guéris.
Si l’on se rappelle d’autre part les constatations si curieuses de Pizzini, établissant la présence des bacilles dans les ganglions sains en apparence de sujets morts accidentellement, on arrive à regarder la méningite comme une affection très souvent secondaire et exceptionnellement primitive.
La méningite, dans tous ces cas, est rarement isolée et l’on retrouve avec elle des tubercules miliaires disséminés dans les différents organes (Hessert, Jaccoud, Rilliet et Barthez, Damaschino).
Il n’entre pas dans notre cadre restreint d’insister sur le mécanisme par lequel se fait la généralisation; ce mécanisme, d’ailleurs, n’a vraisemblablement rien de particulier aux adénopathies; il doit être le même pour tous les foyers tuberculeux; elle peut se
faire : .
1“ Par voie sanguine (Lépine, Mugge, Arnold, Weigert,Weichselbaum, Cornil etBABEs).
Schuchardt S cité par Lejars% a rapporté récemment un très bel exemple de dissémination des germes infectieux par voie veineuse, à la suite d’une extirpation incomplète de ganglions du cou chez une vieillè femme, et suivie d’une généralisation dans l’endocarde, le poumon, le rein, le foie, etc. ; la tunique interne de la veine jugulaire était semée de petits nodules tuberculeux. Weigert, en 188‘2, a trouvé, 1 et 2. Archives f. path. Anatomie, 1888, p. 28, et Traité de chirurgie, t. I, p. 73S.
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7 fois sur 9 cas de tuberculisation miliaire, la granulation spécifique sur les parois d’une veine, etc.
2“ Par voie lymphatique (Ponfick, Babes, Weigeht, etc.).
On trouve souvent des granulations non douteuses le long ou à l’intérieur des vaisseaux lymphatiques et surtout du canal thoracique.
3“Hübbenet*cite une observation de généralisation dans le cours d’adénopathies péribronchiques dans lesquelles il y avait intégrité des vaisseaux et des ganglions du cou. Testut^ a étudié après Robin, Axel Key, Kœlliker, Virchovr, des espaces lymphatiques périvasculaires en communication avec les vaisseaux lymphatiques du cou, qui donnent peut-être la clef de la propagation tuberculeuse aux méninges.
Enfin, Koch attribue à la dissémination des bacilles par les cellules migratrices de l’économie une véritable valeur dans ce phénomène de la généralisation.
Dans les adénopathies, comme nous l’avons vu, on trouve souvent à côté du bacille de Koch d’autres bactéries qui ont sur l’évolution de la tuberculose une influence considérable.
Ces mêmes associations se retrouvent dans les méningites.
Il est probable, disent Cornil et Babes, que l’invasion de ganglions contenant déjà des bacilles tuberculeux par d’autres bactéries et surtout par les microbes du pus, favorise la dissémination du virus tuberculeux. Le tissu ganglionnaire caséeux ou induré dans lequel les bacilles de la tuberculose sont primitivement séquestrés se ra-