Adolphe et Clara; opéra-comique en un acte de Marsollier
ADOLPHE et CLARA lut joué sur la scene de l'opéra: comique, salle feydeau, le 10 février 1799. Aucun opéra en un acte n'avait peut-être encore offert l'exemple d’un semblable succès: aucune représentation de notre temps ue peut en donner l'idée. Ce poëme plein de grâce et d'esprit,cette musique mélodieuse,semée de motifs charmans;ce concours d'artistes émineus qui semblaient formes tout exprès pour leurs rôles, cet ensemble si rare en un mot des uns et des autres tout entrainait les spectateurs réunis. Il faudrait lire ce qu’en écrivent le journal de Paris et les feuilles de cette époque pour avoir une idée de la faveur dont ce joli ouvrage fut généralement l'objet. Jamais la réclame de nos jours; si habilement qu’elle soit écrite,n’est allée si loin que leur sincère et naïf enthousiasme.
Voici quelle était la distribution des rôles: Adolphe, Elleriou; Clara, me St. Aubin; M. de Limbourg, Chenard; Gaspard, Dozainrille.
Pendant plus de vingt ans, Adolphe et Clara demeura constamment au répertoire, joué d’abord exclusivement par les acteurs qui avaient créé ces rôles charmans, plus tard venant en aide aux debutans qui étaient surs,par ce choix agréable au public, de trouver un auditoire Favorablement disposé.Il en est beaucoup, parmi ces derniers que nous ‘pourrions nommer avec éloge. Aujourd' hui,c’est encore l'opéra en un acte Le mieux ét le plus souvent joue sur les théatres de province, et partout où on le représentera, il est sur d'obtenir les mêmes suffrages.
Nous avons done pensé faire une chose utile en publiant cette partition avec accompagnement de piano.C?est par elle que nous commençons la collection d’opéras-comiques choisis que nous nous proposons de former. Nousespérons pur l'extrême modicité du prix auquel nous lavons portée, populariser Les plus belles compositions de Popéra comique français,en les rendant accessibles à tout le monde; et,pour arriver à ce résultat,nous n’avons reculé devant auenn sa criice. L'accompagnement de piano a étéécrit sur la partition par d'habiles compositeurs qui ont mis tous leurs suins à ce travail. Rien n’a ete neglige de ce qui pouvait donner l'intelligence de l’œuvre; ainsi, pour la premiè re lois on à fait connaitre l’instrumentation de lorchestre par quelques mots placés sur la ligne de l’accom.
paguement aussi souvent que cette indication a paru possible et utile.