‹ Adolphe et Clara, ou, Les deux prisonniersChapitre 22 sur 27 · GASPARD . DE LIMBOURG · texte numérisé non relu

GASPARD . DE LIMBOURG

DE LIMBOURG. Eli bien ! Gaspard ?

GASPARD. Eh bien! Monsieur ?..

DE LIMBOURG. Tu Ics a entendus ?

GASPARD. Et avec s^ranrJ plaisir.

DE LIMBOURG. Voilh hicu ic cix^ir iilliiiain! il sufTil (ju*oii veuille les séparer , pour quils nicnrent J envie ci'êlre < nsemble.

GASPARD. Oi:i j \\và\% cc senlirnrnt:

sera-t-il duraMe ? n'est-ce pas l'effet de la contrariété ?

DE LIMBOURG. C'est ce qu'il est inportant de savoir... Je leur pre'pare i.At; épreuve qui doit me convaincre si c'i'st une sensibilité réelle , une véritable tendresse qui les inspire en ce moment...

GASPARD. Ça y ressemble bien , toujours.

DE LIMBOURG. Te le pense aussi , m >i» cher Gaspard -, je les ai pénétrésj ils sontl bons, sensibles. La tête a eu tort , j'alta queral le cœur , et je verrai s'il saura m'entendre. Je présume que bientôt Clara tentera de parler.

GASPARD. De me séduire , peut-être?

DK LIMBOURG. Je te permets de te iaisser séduire, mais peu à peu, sans ique cela nuise au projet.

GASPARD. Sans doute, Adolphe, de son côté, ne manquera pas de vouloir me corrompre.

D& LIMBOURG. Eh bien î tu te laisserai corrompre par Adolphe , mais en observant de ne les réunir que lorsque je...

GASPARD. J'entends. ( bas. ) La voilà!

la voilà près de la porte j elle n'ose pas

entrer ; elle me fait signe 5 elle est toute tremblante...

DE LiMBOuuG , bas. Je me retiré.

( haut , d'une vcÀx terrible. ) Vous m'entendez , Hac-ting-tir-kofF^ pas la moindre communication entre les denx prisonniers , pas la moindre communication.

SGÈJNE XIV.

Page 1