‹ Adonis, étude de religions orientales comparéesChapitre 151 sur 189 · Cf. p · texte numérisé non relu

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666. Sur le Mont Chiméra, en Lycie, brûlait une flamme perpétuelle, que ni la terre, ni l’eau ne pouvaient éteindre. Voir Pline, //ist. Va<., Il, 236, V, 100 ; Servius sur Virgile, En., VI, 288; Sénèque. Epist, X, 3, 3.; Diodore, cité par Photius, Bibliotheca, p. 212 B, 10 sqq., éd. Im. Bekker (Berlin, 1824). Cette flamme éternelle a été trouvée près de Porto Genevese, sur la côte de Lycie, par le capitaine Beaufort. Elle sort du flanc d’une colline de pierre de serpentine qui s’émiette, produisant une chaleur intense, mais point de fumée. « Arbres, buissons, et mauvaises herbes croissent tout autour de ce petit cratère; tout près court un petit l’iiisseau, qui descend de la colline, et le sol ne parait pas pas ressentir les effets de cette chaleur à plus de quelques mètres de distance ». Le feu n’est pas accompagné de tremblements de terre ou de bruits; il n’y a qu’une flamme brillante et perpétuelle, que les bergers utilisent souvent pour faire cuire leurs aliments. Voir Fr. Beaufort, Karmania (Londres, 1817), p. 46; comparez T. A. B. Spratt et E. Forbes, Travels in Lycia (Londres, 1847) II. 181 sq.

667. Dans la discussion précédente, nous nous en sommes tenus, pour ce qui concerne l’Asie, aux régions volcaniques de Cappadoce, de Lydie et de Carie. Mais la Syrie et la Palestine, les demeures d’Adonis et de Alelcarth, « abondent en volcans, et des tremblements de terre considérables ont eut lieu à différentes périodes, entraînant la destruction de cités et la perte de nombreuses vies. L’histoire fait continuellement mention de ravages causés par des tremblements de terre à Sidon, Tyr, Béryte, Laodicée, et Antioche, ainsi que dans l’ile de Chypre. Le pays qui entoure la Mer Morte fait voir en certains endroits des couches de soufre et de bitume, qui forment un dépôt superficiel, et que M. Tristram a supposé être d’origine volcanique » (Sir Ch. Lj'ell, Principles of Geology'-, I, 592 sq.). Pour les tremblements de terre de Syrie et de Phénicie, voir Strabon I, 3, 16, p. 58; Lucrèce, A’I, 585; Josèphe, Antiqnit. Jiid. XV, 5, 2; id.,Bell. Jud., I. 19, 3; AAL M. Thomson, The Land ami the Book, Central Palestine and Phœnicia, p. 568-574: Ed. liohinson, Biblical Rexearches in Palestine^, 1 1. 422-424 ; S. R. Driver, sur Amos, IA'. Il {Cambridge' Bible for Schools and Colleges), ün dit que sous le règne de l’empereur Justin, la ville d’Antioche fut entièrement détruite par un terrible tremblement de terre, qui fit périr trois cent mille personnes (Procope, De Bello Persico, II, 14). La destruction de Sodome et Gomorrhe (Genèse, XIX, 24-28) a été expliquée comme l’effet d'un tremblement de terre qui avait fait surgir de grandes quantités de pétrole et de gaz inflammables. A'oir IL B. Tristram, The Land of Israël, 4“ édition (Londres, 1882), p. 350-354; S. R. Driver, The Book of Genesis ' ( Londres, 1905), p. 202 sq.

668. Plutarque, Alcibiade, lü id., Nicias, 13; Zénôbie, Centiir. 1. 49; Théocrite, XV. 132 sqq.: Euslathe sur Homère, Od. XL 590.

669. Outre Lucien (cité plus bas), voir Origène, Selecta in Ezechielem (Patrologia Græca de Migne, Xlll. 800) : SoxoOti yàp xat’ éviauTÔv veXeTctç xiva; tïoceïv TtpiÜTOV (xèv OTi OpTjvoüatv aÛTOv (c. à.d . ”.\ôtoviv] (5ç Ts6vr,-/c&Ta. oeÛTEpov Sè on yatpocijiv ÈTi’ aÛT(L) (5; d-xô VExpüv dvaavdvTi. Jérôme, Co}nmentar. In Ezechiele/n, Vlll, 13, 14 {Palrologia Latina de Migne, XXV. 82, 83) ; » Qiiem nos Adonidem interpretali sumiis, et Hebraeus et Syrtis sermo Thamuz vocat : unde quia jiixta gcntilem fabulam, in mense Junis amasiiis Veneris et piilcherrimus juvenis occisus, et

NOTES

deinceps revixisse narralnr, eundein Junium mensein eodeni appellant nomine et anniversariam et célébrant solemnitatem in qiia plangitur à mulierihns quasi mortuus, et postea reviviscens canitur atqne laudatur... interfectionem et resurreclionem Adonidis planclu et qaudio prosequens ». Cyrille d’Alexandrie, In Isaiam, liv. II, tome III (Patrologia Græca de Migne, LXX, 441) : ÈTt^.âtTOVTO Tot'vuv ''EXXtiVEi; éopTT|V Èiri toOtu loiauTTiV. IIpoCTeirotoüv'to |j.âv yàp Xu-KOUfxÉVTj t-^ ’A'ppoSî'r/;, ôià TÔ TsBvxvat tôv ’Aotoviv. auvoXo'fûpsaôa'. xal 6pT|Vcîv. àvel.OoÛTriÇ ôè è- àSou.xal ji-IiV xai T|Cipf|a0ai XeyoÙTrii; tôv Ç-rjToijjasvov, au'AriOsaÔai xai àvaaxlpTâv. xai [ae/pl twv xa6’ •Illjiâi; xatpwv è'/ toï; aa':’ AXs^avopsiav ispoïî ètsXsÏto tû iraîyvLov toüxo. Ce témoignage de Cyrille nous apprend que la fête en riionneur de la mort et de la résurrection d’Adonis était encore célébrée de son temps à Ale.xandrie, donc jusqu’au tv», ou même au v* siècle et longtemps après l’établissement officiel du christianisme.

67(1. Théocrite, XV.

671. W. Mannhardt, Antike Wald und Feldkiilte (Berlin, 1877), p. 277.

672. Lucien, De dea Syria. Cf. p. 26. Les flûtes que les Phéniciens employaient pour pleurer Adonis sont mentionnées par Athénée (IV, 76, p. 174 F.), et par Potlux (IV, 76), qui disent que les Phéniciens donnaient le même nom gingras A la flûte et à Adonis lui-même. Comparez F. C. Movers, Die Pliœnizier, 1, 248 sq. Nous avons vu qu’on jouait aussi de la flûte dans les rites babyloniens de Tammouz (p. 6). Les mots de Lucien, è; xôv T|5pa TO;jn:oücn, impliquent que l'on supposait que l’ascension du dieu avait lieu en présence, sinon sous les yeux, de la foule des fidèles. Strabon remarque aussi la dévotion de Byblos à Adonis (XVI, 2, 18, p. 755).

673. Lucien, De dea Syria, 8. II Maundrell a observé ce phénomène de coloration de la rivière et de la mer le 17 (21) Mars, 1696 (1697). Voir son livre Journey front Aleppo to Jérusalem at Easler, A. L. 1697, 4* édition (Perth, 1800), p. 59 sq. ; id., dans Early Travels in Palestine de Bohn, édité par Thomas Wright (Londres. 1848(, p. 411 sq. Renan a remarqué ce changement de couleur au début de février {Mission de Phénicie, p. 283). Milton, dans ses vers célèbres sur ce sujet, a placé les lamentations en été :

Thammuz came nexl hehind,

Whose annual ivound in Lehanon allur'd The Syrian damsels to lament his fate In amorous dilties ail a summer's day.

674. Ovide, Métam. X, 73.5 ; Servius sur Virgile, En. V. 72; J. Tzetzes, Sco/ sur Lycophron, 831. D'autre part, Bion représente l’anémone comme étant née des larmes d’Aphrodite {Idyl. I, 66).

675. W’. Kobertson Smith, « Ctesias and the Semiramis Lcgend », English Historical Ileview. II (1887), p. 307, qui suit Lagarde. Comparez W. W. Graf Baudissin. Adonis und Esrniin, p. 88 sq.

676. J. Tzetzes, Scol. sur Lycophron. 831 ; Geoponica, XI. 17; Mylhographi Græci. éd. A. Westermann, p. 359. Comparez Bion, Idyl., I, 66; Pausanias, VI, 24,7 ; Philostrate, Episl. I et VII.

677. Plutarc[ue, Alcibiade. 18; id., Nicias, 13. La date du départ de la flolle est donnée par Tliucydide ;V1, 30, Ospou; ij.£ctoüvto<; f|5T|) qui, avec son mépris habituel pour les superstitions de ses compalrioles, néglige de noter la co’incidcnce. Les femmes argiennes pleuraient aussi Adonis (Pausanias, II, 20, 6), mais nous ignorons à quel moment de l’année. Des inscriptionsprouvent que des processions en l’honneur d’Adonis avaient lieu dans le Pirée, et qu’il existait à Loryma, en Carie, une société de ses adorateurs. Voir G. Dillenbergcr, Sylloge Inscriplionum Græcarum^, n“‘. 726, 741 (vol. II, p. 564, 604).

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