Pausanias, V
847. Plutarque, Quæstiones Græcæ, 12; id.. De defeclii oraculoriim, 15; Elien, Varia Historia, IH, t; Strabon, IX, 3, 12, p. 422. Dans une note sur Pausanias (H. 7, 7, t. IH, p. 53 sqq.), nous avons décrit la fête avec plus de détails et nous avons cités des cas analogues pris chez les sauvages. Sur la vallée de Tempe, voir W. M. Lcakc, Travels in Northern Greece(Londres, 1835), IH, 390 sqq. La rhétorique de Tite-Live (XLIV’, 6, 8) a transformé en un torrent tumultueux le cours calme et silencieux du Pénée.
848. Proclus, dans Pholius, Bibliotheca, éd. I. Bekker, p. 321.
8i9. O. Crusius, s. v. « Kadmos », dans A\’. H. Boschcr, Lexicon der griech. und rom. Mythologie. 11, 830, 8<8, 839. Sur un miroir étrusque, la scène du combat de Cadmus avec le dragon est entourée d'une couronne de lauriers (O. Crusius, op. cit.. H, 862). Notre savant ami A. B. Cook a été le premier à a|)peler l’attention sur ces peintures sur vases, et a conlirmé par là notre idée que la fête des Daphnéphories célébrait la destruction du dragon par Cadmus. Voir A. B.
ADONIS
Cüok. « Tlie European Sky-Gotl i-, Folk-lore, X\' (1904), p. 411, noie 224; et notre note sur Pansanias, IX, 10, 4 (t. V, pp. 41 sqq.l.
8)0. Nous avons e.Yaminé de plus près ces deux fêtes dans The Dijinçj God, (p 78 sq.) et nous avons indiqué les raisons qui font penser (pie l'ancien cycle de huit années, en Grèce, fondé sur un essai d’harmoniser le temps solaire et le temps lunaire, donna naissance à une fête ayant lieu tous les huit ans. où le mariage mythique du soleil et de la lune était célébré [lar le mariage dramatique d’acleurs humains, qui, semble l-il, étaient (juelquefois le roi et la reine. Dans les Daphnéphories de Thébes, on trouve une allusion très claire au caractère astronomique de la fête dans les emblèmes du soleil, de la lune, des étoiles, et des jours de l’année, que l'on i)ürtait en procession (Proclus, l. c.) et on voit une autre allusion analogue dans le mariage légendaire de Cadmus et d'ilarmonie. Le D'' L. R. Farvell suppose que la fêle des Daphnéphories « fait partie des cortèges des porteurs de l’arbre de mai, qu'on rencontre dans toute la religion paysanne de l'Europe, et dont l'objet est d’accroitre la puissance fertilisatrice de l'année au milieu du printemps ou au début de l’été ». {The CuUs of Lhe Greek Siales, IV, 283). Mais cette explication ne paraît guère s'accorder avec le caractère périodiciue de la fête, qui ne revenait que tous les huit ans, tandis que le printemps et l’été reviennent tous les ans.
831. Nous pouvons conjecturer que les fêtes Olympiques, de même que les fêtes de Delphes et de Thébes, avaient lieu, d'abord, tous les huit ans, bien qu’à l’époque historique elles aient été célébrées tous les quatre ans. Elles semblent certainement avoir été fondées sur un eycle de huit ans. Voir le seoliastesur Pindare, Olymp. III 35 (20); Aug. HcecJih sur Pindarc, £’a;p/icah'o)ies (Leipzig, 1821) p. 138; L. Ideler, Handbuch der malhemalischen und technischen Chronologie, I, .360 sq.; G. F. Unger, « Zcitrechnung der Griechen und Rômer », dans le der klassischen Alteriumswissenschafl, d'IwanMüWer, l (Nordlingen, I886i, p. 605 sq.; K. O. Muller, Die Dorier^ (Breslau, 1844), II, 483. Les jeux pylhiques, qui paraissent s’étre confondus, au début, avec la fête des Couronnes à Delphes, étaient célébrés à des intervalles de huit années, et non de quatre. Voir le scoliaste sur Pindare, Pylh. Argum, p. 298, éd. A. Rœckh (Leipzig, 18I9|; Censorinus. De die nalali, XN'III, 6; comparez Eustalhe sur Homère, Od., Ill, 267, p. 1400. Sur l'identité, à l’origine, des jeux pylhiques et de la fête des Couronnes, voir Th. Schreiber, Apollon Pylhoklonos (Leipzig, 1879), p. 37 sq.; A. lî. Cook, « The European Sky-God » Folk-lore, XV (1904), p. 404 sq.
852. Antonin Jaussen, Coutumes des Arabes au pays de Moab (Paris, 1908), p. 382.
833. R. Parkinson, Dreissig Jahre in der i'üc/see 'Stuttgart, 1907], p. 150-152.
854. Sur l’usage des couronnes et des guirlandes dans l’antiquité classique, voir W. Smith, Dictionary of Greek and ttoman Anliquilies^, I, 545 sqq., s. v. <c Corona », E. Saglio, s. v, a Corona », dans le Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines, de Ch. Daremberg et E. Saglio, III, 1520 sqq. Les jours de deuil, les Anciens enlevaient les couronnes (Athénée, X\', 16, p. 073 A); de même, le roi d’Athènes quand il jugeait un meurtrier (Aristote, Consliliilion d’Athènes, 57). Nous mentionnons ces cas, parce qu’ils semblent ne pas s’aeeorder avec la théorie exposée dans le texte, suivant laquelle les couronnes pouvaient être considérées cômme des amulettes, destinées à protéger celui qui les porte contre les esprits et la pollution du sang.