ACTE II, SCÈNE X
mad. joovenot, qui est descendue à gauche. Par fierté?
adrienne, avec bonté.
Oh ! non... mais je n'ai pas le cœur à la joie.
l'abbé .
Raison de plus pour vous égayer... Un souper charmant! où nous vous offrirons ce qu'il y a de mieux... (Montrant les acteurs.) dans les arts... (Montrant le Prince.) à la cour... (Se montrant lui-même.) dans le clergé... et dans l'épée... Le jeune comte de Saxe est des nôtres ! c'est le héros de la fête ! Lui que je désirais tant connaître!
En vérité!
Une demande que j'avais à lui présenter... un lieutenant dont je voulais faire un capitaine. l'abbé.
Nous vous plaçons à table à côté de lui... et votre protégé est colonel... au dessert.
Ah! ce serait bien tentant... Mais la tragédie finira tard... je serai fatiguée... Je n'ai pas de cavalier... l'abbé et le prince, présentant la main. En voici !
Je n'en veux pas !
le prince, vivement.
Eh bien! vous viendrez seule; vous connaissez la petite maison... de la Duclos...
Ma voisine!... ce beau jardin...
LE PRINCE
Dont le mur fait face au vôtre! Voici la clé Je lu rue... quelques pas seulement...
C'est quelque chose...
l'abbé, vivement.
Vous acceptez ?
Je n'ai pas dit cola !
LE PRINCE
M. Michonnct sera aussi des nôtres...
MICHONNET.
Comment donc, M. le prince, dès que mon spectacle de demain sera fait... (4 part, regardant Adrienne.) Passer toute la soirée avec elle...
adrienne, à part.
Oui! je m'occuperai encore de lui, l'ingrat!... ce seia là ma vengeance !
l'avertisseur, en dehors.
Le cinquième acte qui commence.
Adieu, adieu, messieurs... (Elle sort par la gauche.)
MICHONNET.
Allons, messieurs, allons, mesdames...
mad. danceville, à l'Abbé.
Un mot, seulement, l'abbé. Pourrais-je , [pour me donner la maiu, amener quelqu'un?...
l'abbé, riant.
Le prince de Guéménée ?
MAD. DANGEVILLE
Du tout.
l'abbé, de même.
Un autre?