‹ Adrienne Lecouvreur, comédie-drame en cinq actes, en proseChapitre 52 sur 106 · ACTE III, SCËNfc. III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCËNfc. III

l'abbé.

Ce serait là une querelle d'Allemand que 91. le prince ne se pardonnerait jamais... Ali! ah! ah ! le prince, riant aussi.

Ah ! ah! ah! c'est drôle, n'est-il pas vrai?... Et loin de rire... comme nous... vous avez un air étonné...

MAURICE

Oui, d'abord... Mais, maintenant, cela me paraît en effet si original...

LE PRINCE

N'est-ce pas?... Ah! ah! ui'cnlever la Duclos... de mon consentement... un seivice d'ami !... l'abbé.

Et vous ne refuserez pas, en nouveaux alliés, de vous donner la main...

Non, parbleu! voici la mienne...

le prince, déclamant.

Soyons amis, Ginna, c'est moi qui t'en convie.

l'abbé, riant.

Et si, pour ratifier le traité, il vous faut un notaire, je vais chercher celui de 'a Comédie-Française! et d'autres témoins encore !...

Il sort par le fond.

maurice, étonné.

Que dit-il?

le prince, riant.

Vous ne vous doutez pas de la brillante compagnie qui vous attend dans ma petite maison. ..où plutôt dans la vôtre... car, ce soir, vous êtes le maître, le héros de la léte ; à vous les honneurs!

mauhice, avec embarras.

C'en est trop, prince!

LE PRINCE

Sans compter une nouvelle surprise que nous vous préparons, une jeune dame, charmante, qui désirerait ardemment vous connaître, et Pabbé, qui est maître des cérémonies, est allé lui donner la main pour vous la présenter avant le souper!

Maurice, avec embarras.

C'est moi qui vous prierai de me conduire vers elle... (A part, regardant à droite.) Pourvu que d'ici là je puisse délivrer ma captive et la soustraire à tous les regards...

11 s'approche de la croisée à droite, qui est restée ouverte, et

regarde dans le jardin.

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