SCENE v
MICHONNET, seul, allant reprendre son chapeau qu'il avait posé dans la première scène sur l'un des fauteuils à gauche.
Ah! elle n'a que trop raison de compter sur moi, qui suis encore plus insensé qu'elle... Car après tout, elle donne sa fortune pour un amant, c'est tout simple!... Mais moi, la mienne pour un rival !... (Soupirant.) Enfin, elle le veut, cela lui fait plaisir... alors à moi aussi. Mais, ce qu'elle ne trouverait pas dans le grand Corneille lui-même, ce qui est le sublime de l'absurde, c'est que je souffre de sa peine... à elle! c'est que je suis de lui en vouloir... à lui... de ce qu'il ne l'aime pas, et je serais furieux s'il l'aimait!... {Apercevant la Princesse qui sort de l'appartement à droite.) Dieu ! une belle dame!... la maîtresse de la maison, sans doute... (La saluant sans que la Princessa le voifi.) Elle ne me voit