‹ Adrienne Lecouvreur;Chapitre 68 sur 69 · ACTE V, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE V

jours près de lui... Je suis si jeune, et la vie s'ouvrait pour moi si belle !

Ah ! c'est affreux !

La vie!.... la vie!.... Vains efforts!.... vaine prière!... mes jours sont comptés!... je sens les forces et l'existence qui m'échappent !.. (^4 Maurice.) Ne me quitte pas... bientôt mes yeux ne te verront plus... bientôt ma main ne pourra plus presser la tienne!..

MAURICE

Adrienne!.. Adrienne!..

0 triomphes du théâtre! mon cœur ne battra

plus de vos ardentes émotions !.. Et vous, longues études d'un art que j'aimais tant, rien ne restera de vous après moi... (Avec douleur.) Rien ne nous survit à nous autres... rien que le souvenir... (A ceux qui l'entourent.) Le vôtre, n'est-ce pas? Adieu, Maurice... adieu, mes deux amis!...

Michonnet, avec désespoir et tombant à ses pieds.

Morte... morte!...

0 noble et généreuse fille ! si jamais quelque gloire s'attache à mes jours, c'est à toi que j'en ferai hommage, et toujours unis , même après la mort, le nom de Maurice de Saxe ne se séparera jamais de celui d' Adrienne !

Lagny.— Imprimerie de Giroux et Vialat.

Page 1