‹ Affections congénitales. maladies des bourgeons de l'embryon, des arcs branchiaux et de leurs fentesChapitre 131 sur 235 · INFÉRIEUR · texte numérisé non relu

INFÉRIEUR

Avant les travaux de Bouisson1, on connaissait peu les fissures de la lèvre inférieure. « On ne sait pas pourquoi, écrivait Boyer2, le bec-de-lièvre congénial n’attaque pas la lèvre inférieure. » J. Cruveilhier3 dit aussi qu’il « n’existe pas d’exemple authentique de division congénitale de la lèvre inférieure et de l’os maxillaire inférieur, bien que ce dernier os se développe par deux points d’ossification latéraux. »

Cependant quelques exemples de cette malformation avaient déjà été observés et reproduits par divers auteurs, entre autres parles deux Geoffroy Saint-Hilaire. Meckel4 rappelle un fait de Seliger dans lequel une fissure de la lèvre inférieure coexistait avec un bec-de-lièvre. Nicati5 rapporte que Lilli de Jeude, directeur de l’école vétérinaire d’Utrecht, lui fit voir un fœtus de cinq mois assez bien conformé qui présentait une division réelle, mais peu profonde, de la lèvre inférieure sur la ligne médiane; l’os maxillaire était bien conformé. Couronné6 (de Rouen) raconte qu'il a observé une division congénitale de la lèvre infé-

1. Bouisson, des Fissurés congénitales des lèvres : Journal de la Soc. de méd. prat. de Montpellier, 1840; Tribut à la chirurgie, t. Il, p. 861, et Dict. encyclop. des sciences méd., art. Bec-de-lièvre, lrc série, t. VU I.

2. Boyer, Traité des maladies chirurgicales, 4° éd., t. VI, p. 158.

3. J. Cruveilhier, Traité d’anatom. palhol. générale, t. 1er, p. 193.

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