‹ Affections congénitales. maladies des bourgeons de l'embryon, des arcs branchiaux et de leurs fentesChapitre 213 sur 235 · DE L’ORBITE · texte numérisé non relu

DE L’ORBITE

encore ajouter un fait de Jonathan Hutchinson1, dans lequel la congénitalité n’est que présumée. Ce chirurgien a enlevé à un étudiant en médecine âgé de vingt-deux ans un lympho-sarcome de la pointe de la langue, qui était devenu assez volumineux pour gêner la respiration. L’opéré a guéri, et la récidive n’est survenue que deux ans plus tard. La tumeur avait une origine très éloignée : le malade se rappelait l’avoir déjà sentie à l’âge de dix ans. Hutchinson pense qu’elle était congénitale, et il base son opinion sur la présence d’une hypertrophie considérable des papilles linguales dans la région malade.

En somme, on rencontre sur la langue des tumeurs conjonctives congénitales de plusieurs variétés de structure : ce sont des fibromes, des sarcomes, des myxo-sarcomes, des tumeurs adénoïdes, etc. Elles peuvent affecter une allure rapide dès l’époque de la naissance, d’autres fois elles restent stationnaires pendant une période plus ou moins longue, durant des mois, des années, jusqu’à l’âge adulte même; elles s’accroissent alors et deviennent plus ou moins menaçantes.

Sarcomes congénitaux de l’orbite.

L’œil et ses annexes sont très fréquemment le siège de tumeurs malignes dans le jeune âge, et ces organes tiennent le premier rang dans les statistiques de Duzan et de Picot. Mais il est impossible de déterminer dans combien de cas on peut affirmer une origine congénitale, attendu qu’on ne s’est pour ainsi dire jamais préoccupé de cette question. Il n’est pas douteux cependant qu’un certain nombre de sarcomes observés dans la première enfance n’aient leur début durant la vie intra-utérine. Holmes cite un fait dans lequel la congénitalité

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