CHAPITRE PREMIER
KYSTES DE LA QUEUE DU SOURCIL OU DE LA RÉGION SUPÉRIEURE ET EXTERNE DE l’oRBITE
Ces kystes sont ceux qui sont les plus anciennement connus. Cruveilhier1, puis Lebert2, rassemblent quelques faits publiés isolément à la fin du siècle dernier et dans la première moitié de celui-ci. J. Hunter avait déjà enlevé, nous dit Baillie3, une tumeur parfaitement close, située au-dessus du sourcil et renfermant des poils. Cruveilhier réunit les faits analogues de Maurice Hoffmann4, qui avait rencontré une tumeur de la tempe renfermant des poils libres et implantés; de Zethermann6, qui en avait enlevé une semblable à la paupière supérieure; de Dupüytren6, qui excisa chez un enfant de trois ans
1. J. Cruveilhier, Essai sur l’anatom. pathol. en général, t. Ier, p. 303, 1816, et Traité d’anatom. pathol. générale, t. III, p. 337.
2. Lebert, Des Kystes dermoïdes et de T hétérotopie plastique en général : Mém. de la Soc. de biologie, lre série, t. V, p. 203-213, 18S2.
3. Baillie, Philosophical Transactions, vol. XVI, cité par Lebert, loco cit.