Studencki, loco cit
ÉPIGNATHIE 597
Faille (premier cas), Rippmann, Alilfeld'. A un degré plus élevé, une, deux ou trois extrémités sont plus ou moins complètement développées. Une pièce de la Maternité montre les deux extrémités inférieures parfaitement distinctes, quoique irrégulières ^ Ces deux extrémités sont rattachées à une masse commune insérée elle-même par un pédicule assez étroit à la voûte palatine du fœtus principal. Deux extrémités inférieures soudées ensemble et reconnaissables seulement par la présence des pieds, constituaient les parties les plus remarquables d'une tumeur buccale chez un fœtus étudié par Sœmmering-. Wasserthal indique encore la présence d'extrémités inférieures. Une observation de J.-Baart de La Faille vient couronner cette série de productions fœtales parasitaires. Dans ce cas, un fœtus féminin de cinq mois environ, très amaigri, porte une tumeur deux fois plus volumineuse que sa tête et largement attachée au niveau et au-dessus de la bouche. Deux petits acéphales séparés et formés chacun des deux membres inférieurs et d'une portion de tronc sont réunis à la tumeur faciale par leurs cordons ombilicaux. Les deux cordons ombilicaux se confondent et se prolongent avec le pédicule de la tumeur à travers une fissure palatine jusqu'à la base du crâne du fœtus principal. Les deux acéphales sont nourris par les vaisseaux sphéno-palatins.
Le mode de fixation de la tumeur dans la bouche, dans le pharynx, à la base du crâne ou sur un point quelconque de la face, n'a pas toujours' été précisé. Cependant le point d'insertion du pédicule est indiqué au moins dans vingt et un cas. Celte insertion se fait :
Cinq fois sur la voûte osseuse palatine : Hoffmann, Studencki, Retzius, Kidd, Neuffler;
Trois fois sur le voile du palais : Otto (n° 587), Hecker, Ahlfeld ;
Trois fois dans le pharynx : Mûller, Poelmann, Otto (n° 586 );