SCENE VI
AFGAR. ZAYDÉE, OPORTO, quelques instants. AFGAR.
Ah! non, voyons Oporto, c'est de la perte de temps, avec Zaydée tu as fini, tu as deux autres doutes à dissiper... réserve-toi... et puis c'est l'heure de ta
promenade quotidienne, va faire 80 fois le tour du patio...
OPORTÛ.
Oui, je sens que j'ai besoin de marcher...
Va...
Oporto sort.
AFGAR, à Zayxêe.
Dis-donc j'espère qu'il ne se mêle pas d'être amoureux de toi...
Z.AYDÉE.
Oh! non...
AFGAR.
Son attitude quand je suis entré m'a semblé louche.
ZAYDEE.
G'e^ moi qui le remerciais... je suis si heureuse d'avoir un enfant de toi, grâce à lui.
AFGAR.
Tu n'as pas à le remercier, le prisonnier obéit aux nécessités de la guerre, notre ligue est avant tout ligue morale... ce n'est pas un plaisir que je lui offre, c'est une corvée que je lui impose... et c'est ainsi que tu dois la lui présenter... j'espère que vous vous souvenez toutes de mes recommandations... et que pas une ne cherche à lui procurer la moindre satisfaction?
ZAYDÉE.
Nous exécutons tes ordres à la lettre et nous le recevons sans joie... et quand, malgré que nous soyons résolues à l'indifférence, Allah nous élève à son septième ciel... à ces moments- là c'est à toi que nous pensons. . .