ACTE PREMIER ÔO
ISILDA.
Ah! Oporto...
Ils s'ombrassent.
COUGOURLT.
Et c'est grâce à moi maître si vous pouvez vous bécotter comme ça...
OPORTO
Merci Coucourli tu es un fidèle écuyer... mais pourquoi diable es- tu affublé de la sorte? coucourli.
Ali! maître ça te parait tout naturel de te trouver "sur cette terrasse avec la maîtresse, et ton écuyer en plein territoire ennemi, tu ne t'étonnes de rien comme d'habitude...
OPORTO
Tu es toujours aussi insolent...
COUCOURLI.
C'est un droit qu'on acquiert, quand on a cinq années de gages en retard...
OPORTO
Ah î ça . . .
ISILDA.
Ecoutez.... vous venez de vous retrouver, vous n'allez pas encore vous disputer... sans lui je ne serais pas près de toi, il a eu une idée excellente...
COUCOURLI.
Oh! elle était géniale simplement...
ISILDA.
Gomme il fallait traverser les lignes des Maures pour venir jusqu'ici, et que son costume espagnol nous aurait fait massacrer, alors...
GOUCOURLI, l'interrompant.
Tu ne racontes pas bien, laisse-moi dire... (a oporto.) Alors sais- tu ce que j'ai fait pour toi, moi un chrétien fervent, sacristain de Notre Dame del Pilar, je me suis déguisé en juif arabe... j'ai un passeport, faux d'ailleurs, au nom d'Ibrahim Ben Ousouf, et si je n'avais été qu'un juif ordinaire, mais je me suis fait passer pour un marchand de chair humaine, un procureur de harem, et je viens de vendre ta maîtresse au Maure Afgar.
OPORTO
Misérable...
GOUGOURLI.
J'en étais sûr, il n'a pas compris, je n'ai jamais vu un maître plus obtus que cet Oporto. (a isilda.) Gomment peux-tu aimer un homme comme ça...
ISILDA, à Oporto.
Mais mon chéri, ce n'est pas une vente sérieuse, c'est un moyen ingénieux que Coucourli a trouvé pour me faire parvenir jusqu'à toi... c'est qu'il y a deux mois qu'on ne s'est vu !
OPORTO
Oh! oui deux mois, c'est long...
Duo.
ISILDA.
Deux mois de jeune et d'abstinence Lorsque Ton est très amoureux, C'est presque de l'inconvenance Et c'est souvent très douloureux...
GOUGOURLI.
Je trouve ce sujet scabreux...