ACTE PREMIER
ZAYDÉE.
Nous ne connaissions jusqu'ici Que l'amour à l'orientale, Une façon couci-couci
Jamais brutale.
Les Maures au meilleur moment N'ont point souci de leur comparse, C'est pour eux seuls tout simplement
Qu'ils jouent la farce.
Mais au lieu de mettre à l'index Leur amoureuse partenaire, Les Espagnols sont vraiment ex-
Traordinaires.
Ils ont des esprits inventifs Qui vous réservent des surprises, Ils sont prévenants, attentifs Et ne restent pas inactifs, Pour mener à bien l'entreprise.
MESSAOUDA etHANIFA.
Ah' vraiment, nous sommes surprises, A-t elle tenté l'entreprise?
ISILDA.
La désagréable surprise, Je le maudis, je le méprise !
ISILDA, à part.
Je me vengerai d'Oporto.
ZAYDÉE, à part.
Jq crois qu'elle rage in petto.
Tu dois désirer le connaître Après ce que l'on t'en a dit...
Je ne sais pas encor... peut-être.
A part.
Ah ! le traître, Ah! !e bandit!
COUCOURLT, entrant.
Le temps de vous juger vous l'eûtes, Et j'espère que vous vous plûtes.
ISILDAj bas à Coucourli.
Ton maître est un drôle iieffé.
GOUGOURLr, à part.
J'en étais sûr il a gaffé !