‹ Afgar; ou, Les loisirs andalousChapitre 53 sur 61 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ISILDA.

C'est ce maladroit qui m'a cognée en passant,..

ZAYDÉE.

Le prisonnier manque de douceur dans ses mouvements... j'ai déjà eu l'occasion de le remarquer, il y a des moments où ça n'est pas désagréable,

OPORTO, à part.

La rosse !

ISILDA, qui a un sursaut.

Ah ! Afgar que je t'aime...

Merci... tout à l'heure, tiens goûte un peu de confiture sèche... elle est excellente ...

Il mord une moitié de confiture sèche, et met l'autre moitié dans la bouche d'isilda.

MESSAOUDA.

Elle en a de la chance, la nouvelle...

HANIFA.

Tl ne nous en a jamais fait autant...

ISILDA, à part.

Pouah!... (Haut.) Elle est exquise... comme tout ce qui vient de toi...

AFGAR.

Evidemment... tout à l'heure... tout à l'heure! tu disais donc espagnole ?...

ISILDA.

Mais je ne disais rien maître, j'attends...

AFGAR, à part.

Ah! elle attend... naturellement... elle attend... moi aussi,., (a isilda.) Tu es fraîche,., (a part.) Evi-

demmentelle est fraîche... hum, hum... moi aussi... (a isiida.) Il fait chaud à Tolède?

ISILDA.

En été surtout...

Tiens, c'est curieux... (a. part.) C'est singulier, l'inspiration ne vient pas. . . je la trouve charmante. . . mais c'est tout ce que je trouve... (Haut.) Et tu n'as jamais eu d'amoureux?

ISILDA.

Oh! jamais...

AFGAR, à part.

La difficulté s'accroit... mais ce n'est que la difficulté... (Haut.) Enfin je te ferai prendre avec moi un certain cocktail...

ISILDA.

Mais je n'en ai pas besoin...

Pourquoi donc veux-tu

Que par la vertu D'une boisson qu'on prétend stimulante,

Je voie en mon corps

S'énerver encor Ma passion déjà trop violente ?

Piments superflus,

Je ne me tiens plus, Car je me sens vibrer comme une harpe.

Ah î je l'attends tant

Cet instant tentant, Où je pourrai dénouer mon écharpe.

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