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MOBT DE DENYS; 368 AVANT L'ÈRE

vulgaire. — Vers le même temps , Denys veut encore proûter des embarras des Carthaginois pour renouveler la guerre. Une armée de trente raille Siciliens , de trois mille chevaux et de trois cents vaisseaux prend Sélinonte, Entelle et Éryx. Mais elle est obligée de lever le siège de Lilybée. La flotte de Denys est surprise par celle des Carthaginois qui lui enlèvent trente vaisseaux. Les deux partis, las de la guerre, font un nouveau traité de paix. Peu de temps après, Cartilage se vit délivrée de son ennemi le plus formidable. Denys mourut après trentehuit années de règne , âgé de soixantetrois ans. Il eut pour successeur Denys son fils atné , qu'on a distingué par le nom de Denys le Jeune.

Second traité entre les Romains et les Carthaginois, l'an 402 de la fondation de rome , 352 avant J. C. — Nous avons déjà rapporté un premier traité entre les Romains et les Carthaginois. Il y en eut un second qu'Orose dit avoir été conclu la quatre cent deuxième année avant la fondation de Rome, et par conséquent vers le temps dont nous parlons.

Ce second traité contenait à peu près les mêmes conditions que le premier, excepté que les habitants de Tvr et d'Utique y étaient nommément compris et joints aux Carthaginois.

Guerre des Carthaginois contre Denys le Jeune; Timoléon vient au secours de Syracuse; de 352 A 342 AVANT l'ère vulgaire. — Après la mort du premier Denys , il y eut de grands troubles à Syracuse.

Denys, qui, sans avoir aucun des talents de son père, en avait exagéré tous les défauts et tous les vices, se plongea dans la mollesse et la débauche, et devint pour tous un objet de mépris et de haine. Syracuse lui déclara la guerre et le chassa de ses murs. Il fut accueilli par les Locriens sur lesquels il exerça pendant six ans une horrible tyrannie. Chassé encore de Locrespar les habitants ligués contre lui,, il revint en Sicile, et rentra par trahison dans Syracuse où il s'abandonna sans

mesure à tous les excès de la haine et de la vengeance. Les Syracusains se révoltèrent de nouveau contre lui et appelèrent à leur secours Icétas, tyran de Léontium, qui s'empara ao toute la ville, excepté de la citadelle où Denys réussit à se maintenir.

La conjoncture de ces troubles parut favorable aux Carthaginois pour réaliser leur désir obstiné de s'emparer de la Sicile, et ils envoyèrent dans cette tle une nombreuse flotte et une armée de soixante mille hommes commandés par Magon. Dans cette extrémité , ceux d'entre les Syracusains qui étaient le mieux intentionnés eurent recours aux Corinthiens, leurs fondateurs, qui les avaient déjà souvent aidés dans leurs périls. Ceux-ci leur envoyèrent Timoléon. C'était un général habile et un citoyen vertueux, qui avait signalé son zèle pour le bien public en affranchissant sa patrie du joug de la tyrannie, aux dépens de sa propre famille. Il partit avec dix vaisseaux seulement, et, étant arrivé à Rhége, il éluda par un heureux stratagème la vigilance des Carthaginois qui, ayant été avertis de son départ et de son dessein par Icétas, voulaient l'empêcher de passer en Sicile.

Timoléon n'avait guère plus de mille soldats avec lui; avec ce faible détachement il marche hardiment au secours de Syracuse, écrase auprès d'Adriana l'armée d'Icétas qui lui était bien supérieure en nombre, et, profitant de sa victoire, il réussit à s'emparer d'une partie de la capitale de la Sicile. Icétas, effrayé de l'audace et des succès de Timoléon, livre le grand port aux Carthaginois qui y /ont entrer cent cinquante vaisseaux, et débarquent soixante mille hommes dans la partie de la ville voisine de la rade. Étrange position des Syracusains, où ils semblaient avoir perdu même jusqu'à l'espérance! Ils voyaient les Cartnaginois maîtres du port, Denys de la citadelle, Icétas de TAchradine et de la ville neuve. Heureusement Denys , qui était sans ressources , remit à Timoléon la citadelle avec toutes les troupes, les armes et les vivres qui s'y trouvaient,

I/UNlVEftS.

et en obtint un sauf-conduit pour se réfugier à Corinthe. Il y eut alors une suspension d'hostilités entre les trois armées qui occupaient Syracuse.

La plupart des auxiliaires de Magon étaient Grecs. Ils se mêlèrent pendant la trêve avec les soldats de Timoléon.

Ceux-ci leur représentaient sans cesse qu'il était indigne de leur nom et de leur courage d'employer leurs armes a la ruine d une des plus belles villes fondées par les Grecs, pour la soumettre à la domination barbare des Carthaginois; que l'appui que* ceux-ci prêtaient à Icétas n'était qu'un prétexte pour déguiser leurs projets ambitieux sur Syracuse et sur la Sicile. Ces insinuations se répandent dans le camp des Africains; Magon, d'un caractère faible et pusillanime, que les entreprises hardies de Timoléon avaient déjà frappé de terreur, se croit au moment d'être trahi et abandonné par ses trouves, et la peur grossissant le péril à ses yeux, il rembarque son armée, s'éloigne du port, et fait voile vers Carthage. Dès que Magon fut arrivé dans cette ville, on lui fit son procès; mais il préviut son supplice par une mort volontaire , et son corps fut attaché à une croix et exposé en spectacle au

Scuple. Le lendemain du départ de lagon, Timoléon attaque Syracuse par trois endroits à la fois, renverse et met en fuite les troupes d'Icétas, et s'empare de la ville sans avoir perdu un seul de ses soldats.

Nouveaux efforts des Carthaginois en Sicile; Amilcab II et annibal ii sont battus par tlmoléon; 340 avant l'ère vulgaire.

— Les Carthaginois, jaloux de laver la honte de leurs armes, équipent deux cents vaisseaux longs , mille vaisseaux de charge, et les envoient en Sicile, chargés de soixante-dix mille combattants et d'un immense appareil de guerre. Ils abordèrent à Lilybée, sous la conduite d'Amilcar et d'Annibal, et résolurent d'aller d'abord attaquer les Corinthiens. Timoléon, sans être effrayé de leur nombre, prit aussitôt le parti de marcher à leur rencontre ; mais à Syracuse, on fut tellement

épouvanté de la supériorité des forces ennemies, que, dans sa nombreuse garnison , Timoléon eut peine à trouver trois mille Syracusains et quatre mille mercenaires qui osassent le suivre; encore, parmi ces derniers, il y en eut mille qui se laissèrent entraîner par la crainte , et qui désertèrent pendant la marche. Timoléon, loin d'être ému de leur départ, regarda comme un avantage que ces lâches se fussent déclarés avant le combat. Il encourage par son air et par ses discours pleins de confiance le reste de sa petite armée, et la mène droit à l'ennemi, campé près du fleuve Crimise.

' Attaquer avec cinq mille fantassins et mille cavaliers seulement une armée de soixante-dix mille hommes, abondamment pourvue de tous les moyens de défense, engager le combat à huit journées de Syracuse , sans nul espoir de secours, sans aucun moyen de retraite , c'était dans Timoléon un excès d'audace qui semblait tenir de la folie ; et cependant la témérité seule pouvait donner la victoire. Il se sert habilement* pour rendre, l'espoir à ses soldats , du puissant mobile des présages et des augures ; il fait passer dans leurs âmes l'enthousiasme et la confiance qui l'animent, et tombe à l'improviste sur les -Carthaginois , au moment où ils passent la rivière. Au même instant, un ouragan épouvantable, accompagné d'éclairs, de tonnerres, et de gréions énormes, éclata tout à coup sur leurs têtes : ce fut pour les Grecs" un puissant auxiliaire; car l'orage, les frappant par derrière, ne les incommodait que faiblement, tandis que le vent, la grêle et les éclairs frappaient en face lés Carthaginois. En butte à la fureur des éléments, et vigoureusement pressés par les Grecs, ils ne peuvent résister et prennent la fuite.

Dès lors ce n'est plus qu'une déroute, une horrible confusion : les chars, les cavaliers , les fantassins, se précipitent à la fois dans la Crimise, et s'embarrassent mutuellement dans leur fuite ; le fleuve, grossi par l'orage, les engloutit dans ses tourbillons. Ceux qui veulent chercher un refuge sur les

CARTHAGE

collines sont massacrés par les troupes légères. La cohorte sacrée des Carthaginois, composée de deux mille cinq cents citoyens , les plus distingués par leurs richesses et par leur courage , combattit jusqu'au dernier soupir, et se laissa massacrer tout entière plutôt que de se rendre. Les Carthaginois laissèrent en outre dix mille morts sur le champ de bataille : Tirnoléon leur Gt quinze mille prisonniers et s'empara de leur camp, où il trouva $es richesses immenses, qu'il abandonna tout entières à ses soldants sans en rien réserver pour lui-même.

Conspiration d'Hannon contbe le sénat et le peuple de carthage; 337 avant l'ère chétienne.

— Ce fut probablement vers ce même temps, tandis que Carthage était affaiblie par les revers qu'elle venait d'éprouver en Sicile, qu'eut lieu la conspiration d'Hannon , dont le récit ne nous a été transmis que par le seul Justin. Hannon, le premier citoyen de Carthage, dont la richesse excessive était formidable pour la république, employa ses trésors à l'asservir, et voulut, en égorgeant le sénat, se frayer une route a la tyrannie. Il choisit, pour exécuter son crime , le jour des noces de sa tille , afin de cacher plus aisément, sous le voile de la religion, l'affreux dessein qu'il méditait. Il fait dresser sous les portiques publics (*) des tables pour les citoyens, et, dans l'intérieur de son palais, un festin pour le sénat, afin de le faire périr en secret et sans témoins par des boissons empoisonnées, et dsenvahir plus aisément l'empire privé de ses chefs. Instruits de ce dessein par ses serviteurs, les magistrats le déjouèrent sans le punir : ils craignaient qu'avec un

(*) Ces portiques publics étaient la double colonnade qui entourait le Cotho'n, ou le port militaire des Carthaginois. Le palais d'Hannon s'élevait dans l'île qui occupait le milieu du Cothôn. On peut en voir les preuves dans les Recherches sur la topographie de Carthage , par M. Dureau de la Malle, p. 88 et planche III. Paris, Firmin Didot. x835.

' 2e Livraison. (Carthage.)

homme si puissant la découverte du crime ne fût plus funeste à l'État que le projet de son exécution. Se bornant donc à prévenir la conspiration, ils fixèrent les frais des noces par un décret, qui, s'appliquant à tous les citoyens, semblait moins désigner le coupable que réformer un abus général. Hannon, entravé par cette mesure, excite les esclaves à la révolte, fixe une seconde fois le jour des massacres, et, voyant encore sa trame découverte, s'empare d'un château fort avec vingt mille esclaves armés. Là , tandis qu il appelle â son secours les Africains et le roi des Maures, il tombe aux mains des Carthaginois, qui le font battre de verges, lui font crever les yeux, rompre les bras et les jambes , et lui donnent la mort aux yeux du peuple; enfin son corps déchiré est mis en croix. Ses fils et tous ses parents, même étrangers à son crime , sont livrés au supplice, afin que de cette race odieuse ne survécût personne qui pût imiter son exemple ou venger sa mort.

Fin de la guerre ; nouveau tkaité de paix entre les Syracusains et les Carthaginois ; 338 avant l'ère chrétienne. — Après la victoire remportée près du fleuve Crimise, Timoléon, laissant dans le pays ennemi les troupes étrangères, pour achever de piller et de ravager les terres des Carthaginois, s'en retourna à Syracuse. En arrivant, il bannit de Sicile les mille soldats qui l'avaient abandonné en chemin, et il les fit sortir de Syracuse avant le coucher du soleil, sans en tirer d'autre vengeance.

Les Carthaginois, aussi prompts à se laisser abattre par les revers qu'à ••• s'enivrer d'espérances exagérées au moindre succès , demandèrent la paix, qxie Timoléon leur accorda , à condi tion que les bornes de leur territoire seraient les rives du fleuve Halycus, qu'ils laisseraient à tous les Siciliens la liberté d'aller s'établir à Syracuse avec leurs familles et leurs biens, et qu'ils ne conserveraient avec les tyrans ni alliances ni intelligences.

L'UNIVERS

RENOUVELLE*lEftT DES HOSTILI- TÉS en Sicile; ouebbes des Carthaginois CONTRE AGATHOCLE, TY- BAN DE SYBACUSE; DE 319 A 309

avait l'èbb yulgaibe. — Comme l'histoire d'Agathocle est intimement liée à l'histoire de Carthage , que ce prince osa le premier porter la guerre en Afrique, et qu'il mit Carthage à deux doigts de sa ruine, il est nécessaire d'entrer dans quelques détails sur la naissance, sur les commencements de cet homme extraordinaire, et sur les divers obstacles qu'il eut à surmonter pour s'élever à la tyrannie. Il naquit à Therma, en Sicile, d'un potier de terre; son père l'exposa lors de sa naissance, et l'avait condamné à périr : il fut sauvé par la tendresse de sa mère et élevé chez un de ses oncles, qui lui donna le nom d'Agathocle. Son enfance fut aussi méprisable que son origine était basse. Doué d'une rare beauté et d'une grande perfection de formes, il ne vécut longtemps qu'en prostituant sa pudeur : sitôt qu'il eut franchi ttïge de la puberté , l'ardeur de ses passions se dirigea des hommes vers les femmes; bientôt en butte à la haine de l'un et de l'autre sexe, il se vit contraint d'embrasser le métier de brigand. Dans la suite, s'étant Gxé à Syracuse, où son père et lui avaient obtenu le droit de cité, il y vécut longtemps dédaigné comme un homme qui n'avait ni honneur ni fortune à perdre; enfin, il servit comme simple soldat, et on le vit toujours prêt à tout oser , aussi ardent pour le désordre qu'il l'avait été pour la débauche.

Il montrait en effet tour à tour une

contre les Campaniens, il fit concevoir de lui de si hautes espérances, qu'il fut nommé général à la place de Damascon qui venait de mourir , laissant à sa femme d'immenses richesses, Agathocle aussitôt s'empressa d'épouser la veuve, qui, depuis longtemps, vivait en adultère avec lui. Ce passage' inespéré de la pauvreté à l'opulence ne satisfit pas encore son ambition , il se fit chef de pirates et exerça ses brigandages contre sa patrie. Ses complices, faits prisonniers et mis à la torture , le sauvèrent en ne l'accusant pas. Deux fois il tenta d'asservir Syracuse , et deux fois il fut condamne à l'exil.

Il s'était réfugié chez les Murgantins. Ceux-ci, en haine de Syracuse, le firent d'abord préteur et bientôt général. Il entre en campagne, s'empare de Leontium, et vient assiéger Syracuse sa patrie. Les Syracusains implorent la protection d'Amilcar, général des Carthaginois , qui , abjurant ses sentiments de haine nationale, leur envoie des secours. Syracuse vit donc à la fois un de ses citoyens l'assiéger avec toute l'ardeur d'un ennemi, et un ennemi la défendre avec le dévouement d'un citoyen. Comme la défense était plus vigoureuse que l'atta-

3ue, Agathocle fait supplier A m il car e lui servir de médiateur auprès des Syracusains, promettant de reconnaître ses bienfaits par ses services.

Amilcar, séduit par cette offre, et craignant d'ailleurs les forces d'Agathocle, fait alliance avec lui, dans l'espoir d'en obtenir, pour étendre sa puissance à Carthage, l'appui qu'il lui fournirait contre les Syracusains. Il obtint

grande audace à la guerre, une élo- donc, pour Agathocle , non-seulement

Suence impétueuse dans les assem- la paix, mais aussi la dignité de prélées. Aussi fut-il nommé centurion, teur à Syracuse. Agathocle fait alors et peu de temps après chiliarque , ou le serment solennel d'être fidèle à Carcommandant de mille hommes. Peut- thaçe, et reçoit d'Amilcar cinq mille être dut-il aussi cet avancement rapide Africains , pàr lesquels il fait égorger à l'amour de Damascon , qui était les principaux Syracusains. Sous prééperdument épris de sa beauté. Dès texte de procéder à l'organisation des sa première campagne, il donna aux pouvoirs, il convoque le peuple au Syracusains des preuves signalées de théâtre, et rassemble d'abord le sénat sa valeur dans une guerre contre les dans le gymnase , comme pour régler habitants d'Etna. Dans la seconde, quelques préliminaires. Après avoir

pris ces mesures, il fait marcher les soldats, enveloppe le peuple, égorgé le sénat, et se délivre encore, après ce massacre , des plébéiens les plus riches et les audacieux.

Il lève alors des soldats, et rassemble une armée avec laquelle il fond brusquement sur les villes voisines, qui ne s'attendaient |>oint à ces attaques. D'accord avec Amilcar , il maltraite et persécute même les alliés de Carthage, qui envoient des députés pour se plaindre aux Carthaginois moins d'Agathocle que d'Amilear. «Le « premier était un usurpateur et un « tyran, le second un traître qui , par « un pacte frauduleux, abandonnait « ses alliés à leur plus cruel ennemi. « Pour prix d'un odieux marché, dont

le premier gaçe avait été le don « de Syracuse, ^éternelle ennemie de «Carthage, la rivale qui lui dispu- « tait la domination de la Sicile , il « cédait maintenant les villes de leurs « alliés. On verrait bientôt les effets « de cette alliance de deux traîtres « retomber sur Carthage et devenir « aussi funestes à l'Afrique qu'ils Far- « vaient été à la Sicile. » Ces plaintes irritèrent le sénat contre Amilcar; mais, comme la force était dans ses mains, la délibération fut secrète, et les votes, avant d'être publiés, furent renfermés dans une urne qui devait rester scellée jusqu'au retour d'un autre Amilcar, fils de Giscon , alors en Sicile. La mort naturelle du général accusé rendit inutile l'adroite précaution des sénateurs et la sentence secrète par laquelle ils l'avaient condamné sans l'entendre. Ce jugement, dont les dispositions avaient transpiré, servit de prétexte à Agathocle pour déclarer la guerre aux Carthaginois. Il livra d'abord, près d'Hymère, une bataille contre Amilcar, fils de Giscon : il fut vaincu, perdit la plus grande partie de son armée , et se vit contraint de se renfermer dans Syracuse. Bientôt, il leva une armée plus considérable, et tenta une seconde fois, mais sans plus de succès, la fortune des armes.

SlBGE DE SYRACUSE PAR LES CAR- THAGINOIS ; AGATHOCLE FORME LE

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