CLIMAT
Les deux tropiques enferment dans la zone torride la majeure part des terres africaines; les portions comprises dans les zones tempérées se rénuisent à moins d'un quart de la superficie totale. Cependant la température n'est point aussi généralement brûlante que cette distribution climatérique pourrait le faire supposer : l'élévation des terrasses qui se succèdent par étages jusqu'à des hauteurs considérables procure, jusque sous l'équateur, un air frais et doux , quelquefois même un froid vif et piquant ; mais les plaines inférieures et les plages maritimes subissent toute l'ardeur du soleil zénithal , à laquelle viennent seulement faire diversion les vents constants et les brises réglées. Des pluies diluviales reviennent chaque année grossir toutes les rivières intertropicales, dont les débordements couvrent et fécondent les terres riveraines : les crues du Nil sont fameuses depuis les temps les plus reculés. L'époque qui succède immédiatement à la saison des pluies est un moment critique, où l'humide chaleur de l'air occasionne de dangereuses maladies , jusqu'à ce que les vents aient assaini 1 atmosphère. C'est dans le Ssahhrâ et les plaines limitrophes que la chaleur est le plus intense : elle s'élève, au Bournou et dans le Hhaousâ , jusqu'à plus de 46° du thermomètre octogésimal ; elle atteint même 50« dans les basses terres de Bénin ; mais elle est fort modérée dans la Barba-
i L'AFRIQUE. Il
rie ; et dans la région do Gap elle est
aussi fraîche, aussi douce et moins variable qu'en notre beau pays de France.