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THÉODOSE LUI ACCORDE LA PAIX. IL

va A ces abbe. — Firmus, découragé par le mauvais résultat de ces opérations qu'il avait dirigées, en revint à sa première ruse, et demanda la paix avec une grande apparence de sincérité. Il se servit de l'intermédiaire de prêtres du rit chrétien, dit Marcellin, pour entamer les négociations.

Ceux-ci vinrent avec des otages, et désarmèrent le ressentiment de Théodose, qui consentit à une entrevue avec Firmus. Le Maure se présenta plein de défiance, et monté sur un cheval dont la vitesse pouvait le préserver en cas de surprise. Mais arrivé en présence de Théodose, il se rassura a la vue de la majesté loyale et imposante de ce chef redoutable; et, mettant pied à terre, il courba la tête, et, dans une humble attitude, fit l'aveu de sa faute et en implora le pardon. Théodose lui donna le baiser de paix; et deux jours après, conformément au traité, Firmus restitua les prisonniers, les drapeaux, son butin et ses trésors. Tout fut remis à Icosium (•*). A ce prix, Firmus arrêta Théodose, obtint

(*) Tout ceci se passe dans le Séboue t district plat et feçtîle , entouré 4e montagnes , au sud 4e Dell ys.

(*♦) Selon Shaw, Alger sera.it sur remplacement d'Icosium ; selon d'autres, sur celui dTomniura.

NUMIDIE ET MAURITANIE

du temps, et put préparer de nouvelles perfidies.

Cette soumission du chef n'avait

Sas entièrement pacifié le pays. Théoose le parcourut en tous sens, et, après de longues marches, il entra à Tipasa (*), où il reçut les envoyés des Mazices (**),peuple maurequi avait soutenu Firmus, et qui voulait détourner la colère des Romains. Loin de les entendre, Théodose répondit qu'il ne tarderait pas à les châtier, et se remit en marche. Il visita sur son chemin la ville de Césarée, que Firmus avait pillée, et qui n'était plus qu'un monceau de ruines. Mais pendant qu'il songeait à réparer les désastres de cette malheureuse cité et à y établir deux légions, il apprend que firmus, trahissant sa foi, se dispose à le surprendre.

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