RÉCONCILIATION DE PHYSCON ET
de Philométor. — Il semblait que la réussite de ses désirs fût ainsi assurée; mais la fortune en décida autrement: il fut battu par son frère, bloqué dans la ville deLapithe,et obligé de se rendre à discrétion. Cependant Philométor, soit par indulgence, soit par crainte des Romains, ne profita point avec rigueur de ses avantages : il lui offrit , en dédommagement de l'île de Chypre, la cession de quelques villes libyennes de plus à ajouter à son royaume de Cyrène , des subsides annuels de froment , et dans l'avenir la main de sa fille comme gage d'une alliance durable. Ainsi fut terminée définitive-
L'UNIVERS
ment (*) la querelle des deux rois; et Physcon put désormais continuer dans l'étude, le repos et la mollesse, un règne dont tes premières années avaient été si agitées. Il nous a transmis luimême, dans un passage de ses mémoires , conservé par Athénée , quelques détails sur le luxe qu'il déploya à ( occasion du sacerdoce du temple d'Apollon à Cyrène, quand il en fut revêtu ; c'était une charge annuelle , dont le titulaire, à son entrée en exercice, réunissait dans un festin tous ceux qui l'avaient précédé dans les mêmes fonctions, et leur offrait un vase de terre d'une certaine capacité, rempli de provisions , en y joignant le plus souvent une lyre. Phvscon leur fit servir des vases d'argent d'un grand prix , et y joignit , pour chacun , un cheval dressé couvert de harnais dorés et conduit ffcr un écuyer, avec invitation à chaque convive de monter le sien pour s'en retourner chez lui.
Physcon s'empabb de l'Égyptb