‹ Afrique esquisse générale de l'Afrique et Afrique ancienneChapitre 83 sur 246 · C. FVLCINIO. M. F. QVIR · texte numérisé non relu

C. FVLCINIO. M. F. QVIR

OPTATO. FLAM. AVC. Il VIR.

QQ. POKTIF. II Vin. AVGVR.

A ED. QVESTORI. QVI.

INItVPTIONK. BAQVA- TIVM. COLONIAM. TVI- TVS. EST. TESTIMOMO.

OECRETI. ORDINI8. ET.

POPVLI CARTENKITANI.

ET. INCOLA. PHIMO. 1PSI.

NEC. ANTE. VLLI.

AERE. CONLATO.

« A Caius Fulcinius Optatus, fils de Mar- « eus, de la tribu Quirina, flamineaugustal , « duumvir quinquennal, pontife, duuiuvir « augurai , édile, questeur ; qui a préservé « la colonie de l'irruption des Baquates (*); « en foi d'un décret du corps municipal et « des citoyens de Cartenna , ainsi que des « habitants ; à lui le premier, et à personne « auparavant; par souscription. »

(*) Le nom des Baquates , connu d'ailleurs par les indications de Ptolémée, de l'Itinéraire et de Julius Honorius, figure sur cet autre monument épigraphique, déjà publié par M a ri ni , par Fabretti , et par Orelli, qui offre un intérêt particulier:

MEMORIS

AVREI.I CANARTHAE PRINCIPiS GEKT1VM BAQVATIVM QVI VIX1T ANN. XVI.

« Aox mhnes de Mémor, fils d'AuréliusCanarllia, « prioce de* Baquates, mort à seiz« ans. »

Dans l'est, l'Itinéraire indique un château appelé Z,ar, qui peut-être fut bâti à Kar-kôme ou village de Kar mentionné 250 ans auparavant par Ptolémée. C'est un peu plus loin que ce géographe place des Castra Germanôîiqu'x semblent répondre par leur dénomination aux Castra puerorum de l'Itinéraire, tandis que ce dernier les désigne bien auparavant , dans l'ouest, auprès d'une colonie de Gilua inconnue a Ptolémée sur la côte (*) , et qui répondrait à Oran dans le tracé de cette route. Non loin de Césarée, Gunugi ou Kanoukkis , ancien poste carthaginois où fut établie une colonie sous Auguste par une cohorte prétorienne, se montre dans Ptolémée au second siècle, et dans l'Itinéraire au quatrième, sans aucune mention de cet ancien titre colonial. On voit de combien d'incertitudes sont enveloppées les notions qui nous sont parvenues touchant les stations que les Romains avaient établies sur cette portion de côte (**).

Route depuis Césarée jusqu'à Rusiccade, par Saldes. — Position deSaldes.—hù quatrième et la cinquième portionde la route littoralequinous occupe, sont comprises, dans leur ensemble, entre Césarée que nous savons être Scherschel , et Rusiccade dont les ruines se voient encore au Râs Sokavkadah près de Storah ; et comme elles sont d égale longueur, c'est précisément au milieu de cet intervalle que doit se trouver la colonie de Saldes fondée par Auguste , dont la position a longtemps été un problème pour les modernes, attendu que nulle ville im-

(*) Si l'on se résolvait à la chercher, avec Reichard, dans l'intérieur des terres, on pourrait alors plausiblement l'identifier à la riyXourj de Ptolémée.

(**) L'intérêt spécial et actuel que notre possession de l'Algérie imprime ici à notre sujet, nous a entraîné à nous départir quelque peu du système de description et de narration rapides auquel est astreint l'ensemble de notre travail. Nous n'avons pourtant indiqué que les sommités de la question de géographie comparée que donne à résoudre l'étude de celte côte.

portante ou ancienne n'existe sur la côte, à égale distance de Scherschel et de Storah ; le voyageur Shaw supposa Saldes à Bougie, et le grand géographe d'Anville la plaça à Tedlès : une inscription recueillie à Bougie de* puis notre conquête paraît, suivant Pinterprétation de divers savants , donner gain de cause au voyageur anglais; la voici :

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