B I. ANCHE
Peut-être!
GASTON, souriant.
En ce cas, les rôles sont intervertis, carsi joTeusso osé, m.idame, j’aurais pris l’avance.
BLANXHE.
Laissons do côté la plaisanterie. Vous connaissez les Darthenay, n’est-ce pas?
GASTON
Nous sommes parents.
BLANCHE
Je ne sortirai donc pas d’ici que vous no m’ayez proposé un mari.
GASTON
Comment, madame! mais je vous le dis, ce répertoire est fictif, et, ici, je ne vois que.... (a part.) Ah !
BLANCHE
Allons donc !
G.\STON, froidément.
Non madame, je ne connais aucun... homme qui soit .digne de ce bonheur, et j’ai beau chercher...
BLANCHE
N’allez pas trop loin.
GASTON
Que voulez-vous dire? . ... ...
BLANCHE
Vous tenez donc si peu à la vie! et no comprenez-vous point?
GASTON
Vous savez donc... mais je n’ose comprendre....
BLANCHE
Votre domestique est fort bavard, monsieur de Nangis, il faudra le changer. Vous cherchiez à faire des mariages, et la seule occasion qui se présente, vous 1a repoussez. Songez que vous n’avez plus que quelques heures pour en trouver uue autre, et que vous ne voudriez pas manquer au serment que vous vous êtes fait.
En vérité, je ne sais si c’est un rêve ou Une réalité.
BLANCHE, lui tendant la main.
C’est réel, très-réel.
GASTON
Enfin, dois-je croire? Est-ce un conte de fées? Suisje encore vivant? Ne me suis-je pas déjà tué? Mais au fait, madame, vous ne me connaissez pas ?
BLANCHE
Ne vous ai-je pas dit, monsieur de Nangis, que vous étiez un honnête homme? En outre, je connais les llarthenay,. cela n’est-il pas suffisant ? C’est vous, au contraire, qui Ile savez pas qui je suis. Vous souvenez-vous, monsieur de Nangis, d’une petite fille qui venait passer tous les étés chez votre père à la t.hatenaie ?
GASTON
A la Chatenaie ! Blanche t
BL.ANCHE, sourianU
Oui, monsieur Gaston.
- GASTON
Ah! que vous êtes bonne et toute charmante! Mais comment tout cela s’est-il fait ? Par quelles singulières circonstances ?
BLANCHE
Vous êtes trop curieux. Plus tard.